L’association tunisienne Notre Grand bleu a reçu la Médaille de bronze de la Paix, décernée par l’Association internationale des soldats de la Paix (AISP).
L’AISP, Ong reconnue par les Nations Unies depuis 1995, a remis,
vendredi 6 janvier 2017, une médaille de bronze à l’association
tunisienne Notre Grand bleu, basée à Monastir, pour «ses éminents
services pour la noble cause de la paix et la dignité de l’homme, en
favorisant la justice, le droit international et le progrès social ».
Créée en 2012, Notre Grand bleu est une association non
gouvernementale, œuvrant pour la préservation de la vie marine et
côtière en Méditerranée. Ses activités visent à assurer un avenir
durable de l’espace littoral, en sensibilisant l’opinion à la
conservation de la biodiversité et à la préservation de l’environnement
marin, côtier et insulaire.
Ce blog a pour objet de réaliser une veille et d'archiver les informations importantes et documents relatifs à l'environnement en Méditerranée
samedi 14 janvier 2017
Environnement : Le Maroc lance l'initiative Cleantech
Infomédiaire Maroc - Le ministère délégué chargé de l’Environnement a annoncé, hier, la mise en place d’un programme pour l’innovation dans les technologies propres et l’emploi vert, Cleantech Maroc, une initiative internationale lancée dans 8 pays à travers le monde destinée aux auto-entrepreneurs, start-up, TPE et PME.
Ce programme, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’innovation au service du développement durable et de l’économie verte, a été mis en place avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI), indique le ministère dans un communiqué.
L’objectif de cette initiative est de promouvoir des emplois verts par le soutien aux innovations en technologies propres et à l’entrepreneuriat vert à travers l’organisation de compétitions annuelles visant à récompenser les projets les plus innovants, et la mise en place d’un programme d’accélération et d’accompagnement personnalisé des projets en relation avec la valorisation des déchets, l’utilisation rationnelle de l’eau, l’efficacité énergétique et énergies renouvelables et le bâtiment vert, précise la même source.
Ce programme, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’innovation au service du développement durable et de l’économie verte, a été mis en place avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI), indique le ministère dans un communiqué.
L’objectif de cette initiative est de promouvoir des emplois verts par le soutien aux innovations en technologies propres et à l’entrepreneuriat vert à travers l’organisation de compétitions annuelles visant à récompenser les projets les plus innovants, et la mise en place d’un programme d’accélération et d’accompagnement personnalisé des projets en relation avec la valorisation des déchets, l’utilisation rationnelle de l’eau, l’efficacité énergétique et énergies renouvelables et le bâtiment vert, précise la même source.
Maroc: Inauguration du Green Energy Park à Benguerir
Le Roi Mohammed VI a procédé, ce jeudi dans la ville verte de Benguerir (260 km au Sud de Rabat), à l’inauguration de la plate-forme internationale de tests, de recherche et de formation en énergie solaire Green Energy Park, une première en Afrique qui permettra de mutualiser les ressources, de créer des synergies et de positionner le Maroc comme leader de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables.
Mobilisant des investissements de plus de 210 millions de DH, ce projet pilote implique de développer la recherche scientifique, d’optimiser l’exploitation des ressources naturelles du Maroc, de préserver son environnement, de pérenniser son développement économique et social, et d’assurer l’avenir des générations futures.
Cette plate-forme, développée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) avec le soutien du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement ainsi que du groupe OCP, mène des recherches sur des sujets prioritaires. Ils couvrent tous les maillons de la chaîne, de valeur de la R&D, du composant de base jusqu’aux systèmes complexes, afin de répondre aux besoins nationaux et africains.
En effet, des sujets comme le traitement et le dessalement de l’eau en utilisant l’énergie solaire, le développement de modules du désert, la conception de solutions de stockage thermique et électrique innovantes et le développement d’applications industrielles du solaire thermique sont au centre des préoccupations du Green Energy Park.
Réalisé sur un terrain de 8 ha, le Green Energy Park dispose d’une plate-forme de recherche intérieure de plus de 3.000 m2 qui intègre plusieurs laboratoires dans le domaine du solaire photovoltaïque et du solaire thermique à concentration.
Elle comprend également un laboratoire de production de cellules photovoltaïques couches minces et de traitement de surface, un laboratoire de caractérisation électrique et optique des cellules photovoltaïque, un laboratoire intérieur de production et de tests des composantes solaires, un laboratoire d’étude de la dégradation des matériaux, un laboratoire de caractérisation des surfaces, un laboratoire de déflectométrie et de modélisation optique des structures CSP, et un centre de calcul et de modélisation des ressources.
Le Green Energy Park comprend aussi une plate-forme de recherche extérieure constituée de plusieurs espaces de tests et de caractérisation et comportant des projets pilotes à échelle réelle sur une surface totale de 6,5 ha. Ces plate-formes constituent un espace d’innovation et d’entreprenariat attrayant aussi bien pour le monde académique que pour celui socio-économique.
HA/APA
jan 12, 2017
lundi 26 décembre 2016
Récif artificiel : L’Algérie à la traîne
Une technique pour restaurer la biodiversité marine là où elle a disparu. L’Algérie est de loin le dernier pays de la Méditerranée. A partir de janvier, des associations avertissent qu’une opération d’immersion de récifs se déroulera sans attendre les autorisations.
On ne s’est pas encore mis d’accord pour une définition consensuelle du «Récif artificiel». Les différences apparaissent dès qu’on tente de donner une fonction particulière à cette «structure immergée volontairement dans le but de créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et diversifié» qui semble être la représentation la plus largement admise.
Le Japon est la patrie des récifs artificiels. Ils y ont vu le jour au Moyen-Age sous la forme de structures de bambou mis en place par les pêcheurs et le Japon est aujourd’hui leader mondial avec 20 millions de mètres cubes de récifs immergés, ce qui représente 12% du plateau continental de ce pays. En 1650, ce pays se lance dans la réalisation de véritables récifs artificiels. En 1952, C’est l’Etat japonais qui finance des programmes de récifs. L’expérience japonaise a aujourd’hui essaimé dans le monde.
Ainsi, des récifs artificiels ont vu le jour dans de nombreux pays d’Europe (ex-URSS), aux Etats-Unis dans les années (1960), en Grande-Bretagne (1989), en Italie (années 1970), en France (1969), en Espagne (1989). En France, c’est essentiellement sur la façade méditerranéenne depuis 1983 qu’ils se sont développés. Les récifs artificiels tirent leur origine de l’attirance des poissons pour toutes sortes d’épaves qui se sont recouvertes de toutes sortes de végétaux et de mollusques qui leur procurent de la nourriture et des frayères. Les pêcheurs l’ayant depuis toujours observé, ils l’ont mis à profit pour améliorer leurs pêches.
Les récifs sont faits avec toutes sortes de matériaux, mais de plus en plus avec du béton. Les Etats-unis, pour leur part, ont mis à profit leurs nombreuses plateformes pétrolières désaffectées. Ils peuvent être de structure et de dimensions et de coût différents selon la fonction qui leur est attribuée, comme la pêche plaisancière et récréative ou la plongée éducative ou encore comme chicanes pour protéger les zones de chalutage surexploitées.
Au sud de la Méditerranée, le Maroc, la Tunisie et la Libye, encore aujourd’hui malgré tout ce qui s’y passe, ont d’ambitieux programmes d’immersion. L’Algérie est la dernière. Rien de comparable non plus avec l’Egypte qui est loin devant. Les récifs volontairement immergés chez nous pour la conservation de la biodiversité - il y a de nombreuses épaves d’embarcation coulées pour s’en débarrasser - se comptent sur les doigts d’une seule main, bien que leur fabrication soit aisée et peu onéreuse.
Un communiqué de Probiom (Réseau algérien de la protection de la biodiversité marine), un collectif de 10 associations de Annaba, Skikda, Béjaïa, Alger, Tipasa et Mostaganem, et dans un barrage à Sidi Bel Abbès, nous apprend que l’Algérie est de loin le dernier pays de Méditerranée à accorder de l’intérêt aux récifs artificiels.
Une technique pour restaurer la biodiversité marine là où elle a disparu. Devant l’inertie des pouvoirs publics dans la mise œuvre d’un projet multilatéral qui a pris du retard, Probiom avertit que le 1er janvier 2017, une opération d’immersion de récifs se déroulera sans attendre les multiples autorisations que nécessite un seul d’entre eux.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion le 30 novembre à la direction des pêches et des ressources halieutiques d’Alger en présence des représentants des associations et des ministères concernés (Pêches, Environnement, Défense nationale), ainsi que des invités, à savoir le ministère des Affaires étrangères et des organismes scientifiques (CNRDPA, ENSSMAL, CNL, université de Annaba).
La pose sur le fond, ou flottant entre deux eaux, d’un récif artificiel crée un milieu qui sera colonisé par des organismes qui n’étaient pas présents sur le site. Des végétaux et animaux marins qui vont donner la production primaire du récif ; les moules ou les huîtres, des éponges, etc., consommées par de petits poissons vivant en étroite relation avec le récif.
Ensuite, à leur tour, ces derniers vont servir de proies à d’autres poissons plus gros qui eux ne sont pas liés au récif. Ces espèces peuvent également s’y abriter pour échapper à leurs prédateurs dans les nombreuses cachettes qu’offre le récif artificiel qui va devenir leur lieu de ponte et une nursery pour les juvéniles. Cette structure est utilisée en premier pour enrichir la biodiversité d’une zone et par la même occasion augmenter la productivité d’un site appauvri.
A terme, on peut y alors pêcher pour la commercialisation ou les loisirs. Les récifs sont très souvent employés, la protection des territoires de pêche existants. Les chaluts de fond sont interdits dans la bande 3 et pour garantir la protection de cette zone vitale pour la reproduction des poissons, les récifs artificiels sont immergés pour dissuader les chalutiers d’y pénétrer. Plus stratégiquement, la création des ZEE (Zones exclusives économiques) est devenue un enjeu territorial entre les pays et les récifs sont utilisés comme balises géographiques.
Cependant, tout le monde ne s’accorde pas, surtout dans les milieux scientifiques, sur l’efficacité annoncée des récifs qui n’est pas vérifiée. «Les exemples de validation des impacts de ces aménagements sur la faune et le milieu sont rares. La démonstration des effets recherchés reste souvent partielle, limitée à quelques espèces et/ou restreinte à l’environnement immédiat des structures immergées», note l’Ifremer dans un rapport sur l’état des connaissances sur les récifs artificiels.
Slim Sadki
El Watan
On ne s’est pas encore mis d’accord pour une définition consensuelle du «Récif artificiel». Les différences apparaissent dès qu’on tente de donner une fonction particulière à cette «structure immergée volontairement dans le but de créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et diversifié» qui semble être la représentation la plus largement admise.
Le Japon est la patrie des récifs artificiels. Ils y ont vu le jour au Moyen-Age sous la forme de structures de bambou mis en place par les pêcheurs et le Japon est aujourd’hui leader mondial avec 20 millions de mètres cubes de récifs immergés, ce qui représente 12% du plateau continental de ce pays. En 1650, ce pays se lance dans la réalisation de véritables récifs artificiels. En 1952, C’est l’Etat japonais qui finance des programmes de récifs. L’expérience japonaise a aujourd’hui essaimé dans le monde.
Ainsi, des récifs artificiels ont vu le jour dans de nombreux pays d’Europe (ex-URSS), aux Etats-Unis dans les années (1960), en Grande-Bretagne (1989), en Italie (années 1970), en France (1969), en Espagne (1989). En France, c’est essentiellement sur la façade méditerranéenne depuis 1983 qu’ils se sont développés. Les récifs artificiels tirent leur origine de l’attirance des poissons pour toutes sortes d’épaves qui se sont recouvertes de toutes sortes de végétaux et de mollusques qui leur procurent de la nourriture et des frayères. Les pêcheurs l’ayant depuis toujours observé, ils l’ont mis à profit pour améliorer leurs pêches.
Les récifs sont faits avec toutes sortes de matériaux, mais de plus en plus avec du béton. Les Etats-unis, pour leur part, ont mis à profit leurs nombreuses plateformes pétrolières désaffectées. Ils peuvent être de structure et de dimensions et de coût différents selon la fonction qui leur est attribuée, comme la pêche plaisancière et récréative ou la plongée éducative ou encore comme chicanes pour protéger les zones de chalutage surexploitées.
Au sud de la Méditerranée, le Maroc, la Tunisie et la Libye, encore aujourd’hui malgré tout ce qui s’y passe, ont d’ambitieux programmes d’immersion. L’Algérie est la dernière. Rien de comparable non plus avec l’Egypte qui est loin devant. Les récifs volontairement immergés chez nous pour la conservation de la biodiversité - il y a de nombreuses épaves d’embarcation coulées pour s’en débarrasser - se comptent sur les doigts d’une seule main, bien que leur fabrication soit aisée et peu onéreuse.
Un communiqué de Probiom (Réseau algérien de la protection de la biodiversité marine), un collectif de 10 associations de Annaba, Skikda, Béjaïa, Alger, Tipasa et Mostaganem, et dans un barrage à Sidi Bel Abbès, nous apprend que l’Algérie est de loin le dernier pays de Méditerranée à accorder de l’intérêt aux récifs artificiels.
Une technique pour restaurer la biodiversité marine là où elle a disparu. Devant l’inertie des pouvoirs publics dans la mise œuvre d’un projet multilatéral qui a pris du retard, Probiom avertit que le 1er janvier 2017, une opération d’immersion de récifs se déroulera sans attendre les multiples autorisations que nécessite un seul d’entre eux.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion le 30 novembre à la direction des pêches et des ressources halieutiques d’Alger en présence des représentants des associations et des ministères concernés (Pêches, Environnement, Défense nationale), ainsi que des invités, à savoir le ministère des Affaires étrangères et des organismes scientifiques (CNRDPA, ENSSMAL, CNL, université de Annaba).
La pose sur le fond, ou flottant entre deux eaux, d’un récif artificiel crée un milieu qui sera colonisé par des organismes qui n’étaient pas présents sur le site. Des végétaux et animaux marins qui vont donner la production primaire du récif ; les moules ou les huîtres, des éponges, etc., consommées par de petits poissons vivant en étroite relation avec le récif.
Ensuite, à leur tour, ces derniers vont servir de proies à d’autres poissons plus gros qui eux ne sont pas liés au récif. Ces espèces peuvent également s’y abriter pour échapper à leurs prédateurs dans les nombreuses cachettes qu’offre le récif artificiel qui va devenir leur lieu de ponte et une nursery pour les juvéniles. Cette structure est utilisée en premier pour enrichir la biodiversité d’une zone et par la même occasion augmenter la productivité d’un site appauvri.
A terme, on peut y alors pêcher pour la commercialisation ou les loisirs. Les récifs sont très souvent employés, la protection des territoires de pêche existants. Les chaluts de fond sont interdits dans la bande 3 et pour garantir la protection de cette zone vitale pour la reproduction des poissons, les récifs artificiels sont immergés pour dissuader les chalutiers d’y pénétrer. Plus stratégiquement, la création des ZEE (Zones exclusives économiques) est devenue un enjeu territorial entre les pays et les récifs sont utilisés comme balises géographiques.
Cependant, tout le monde ne s’accorde pas, surtout dans les milieux scientifiques, sur l’efficacité annoncée des récifs qui n’est pas vérifiée. «Les exemples de validation des impacts de ces aménagements sur la faune et le milieu sont rares. La démonstration des effets recherchés reste souvent partielle, limitée à quelques espèces et/ou restreinte à l’environnement immédiat des structures immergées», note l’Ifremer dans un rapport sur l’état des connaissances sur les récifs artificiels.
Slim Sadki
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