Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali a affirmé jeudi que des mesures coercitives seront prochainement prises pour faire face à la production et au commerce illégal des sacs plastiques.
Répondant à la question du membre du Conseil de la nation Said Kacha, lors d'une séance consacrée aux questions orales et présidée par Abdelkader Bensalah, le ministre a reconnu l'existence d'une activité illégale de production de sacs plastiques "due à une importation excessive de matériels de production de ces sacs au vu de leurs prix dérisoires".
"Des mesures coercitives seront prises en temps opportun", a déclaré le ministre sans plus de précisions, affirmant que cette situation ne pouvait plus durer.
M. Ouali qui a estimé, dans ce sens, que les efforts consentis ne pourraient être "fructueux" qu'à travers l'intensification de la sensibilisation du citoyen et la consécration de "la politique de citoyenneté" en matière d'environnement.
Il a rappelé que le secteur de l'Environnement avait initié un plan visant à réduire progressivement l'utilisation des sacs plastiques dans le cadre du programme national pour la gestion intégrée des déchets ménagers, notamment à travers l'élaboration d'un arrêt interministériel (Environnement, Commerce Santé). Ce texte fixe les caractéristiques techniques du sac en plastique destiné à être au contact des denrées alimentaires.
En 2014, un arrêté interministériel (ministères de l'Industrie, du Commerce et de l'Environnement) portant adoption du règlement technique fixant les caractéristiques techniques des sacs plastiques à bretelles a été promulgué et une convention signée entre le ministère de l'Environnement et l'Association des producteurs des sacs plastiques pour l'application effective des mesures relatives à la production des sacs en plastique destinés à être mis au contact des denrées alimentaires.
Des commissions de wilaya ont été des lors crées pour veiller à l'application de cette convention au niveau des unités de production des sacs en plastiques et des commerçants en détail de produits alimentaires.
L'opération a permis la saisie de près de 7.100 tonnes de sacs en plastique noirs non conformes aux normes.
APS
Ce blog a pour objet de réaliser une veille et d'archiver les informations importantes et documents relatifs à l'environnement en Méditerranée
samedi 21 janvier 2017
Le Maroc, invité d’honneur du 1er Salon International de l’efficacité énergétique, en avril prochain à Abidjan
Le Premier Salon International de l’Efficacité Energétique, de l’Electricité et des Energies Renouvelables d’Abidjan (SIEENRA), aura lieu du 27 au 29 avril prochain, avec la participation du Maroc comme pays invité d’honneur.
Cette déclaration a été faite lors d’une cérémonie de présentation de cet événement tenue vendredi à Abidjan, en présence notamment de l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, ainsi que des organisateurs et des représentants des médias.
Placé sous le thème ‘’efficacité énergétique, énergies renouvelables et préservation de l’environnement : une alternative à la précarité énergétique et un frein au réchauffement climatique’’, cet événement est initié par l’Association Ivoirienne des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (AIENR), en partenariat avec la Fédération Marocaine de l’Electricité, de l’Electronique et des Energies renouvelables (FENELEC).
Ce salon qui ambitionne de devenir une manifestation annuelle à caractère international, se propose de contribuer à la promotion et la vulgarisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique en Côte d’Ivoire.
Le SIEENRA se fixe aussi pour objectifs d’informer et sensibiliser le public sur les questions du changement climatique et du développement durable, apporter des réponses aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux, promouvoir l’investissement dans les secteurs de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et l’environnement, et favoriser le transfert des compétences adéquates et le développement de projets dans ces secteurs.
Ce rendez-vous intégrera aussi l’environnement, dans le but de favoriser le développement durable, à travers la promotion et le développement des énergies nouvelles et renouvelables, de l’efficacité énergétique ainsi que la sécurité électrique.
Intervenant à cette occasion, M. Kettani a fait savoir que ce Salon sera une opportunité idoine pour une redynamisation du secteur des énergies renouvelables pour les deux pays, rappelant en passage, l’excellence et l’exemplarité des relations de coopération et de partenariat entre le Maroc et la Côte d’Ivoire.
M. Kettani a mis en avant également la vision de SM le Roi Mohammed VI pour une Afrique développée et prospère, ‘’une Afrique qui fait confiance en l’Afrique’’, soulignant l’intérêt tout particulier que le Souverain ne cesse d’accorder à la Côte d’Ivoire et à la coopération exemplaire unissant les deux pays.
‘’La coopération sud-sud n’est pas un slogan dénoué de fondement intellectuel ou philosophique. C’est une volonté réelle de collaborer et que l’Afrique doit faire confiance en l’Afrique (….)’’, a-t-il dit, rappelant l’ancrage du Maroc en Afrique et sa détermination inébranlable à contribuer à tous les efforts de développement et d’intégration du Continent.
Le diplomate marocain a donné un aperçu détaillé sur la coopération et le partenariat entre les deux pays dans divers domaines, faisant savoir que le brassage entre les deux pays se fait de manière de plus en plus marquée.
Le président de l’AIENR, Edi Boraud, a relevé que ‘’de par son ancrage africain, le Maroc s’attache à renforcer les relations avec la Côte d’Ivoire, en jetant de façon permanente les ponts de rapprochement et de la coopération sud-sud’’.
‘’La Côte d’Ivoire et le Maroc ont la même ambition de construction de notre Continent et nous pouvons y travailler, ensemble main dans la main. Les réformes structurelles et sectorielles vigoureuses entreprises par le Maroc, lui ont permises d’atteindre rapidement une croissance économique sans précédent’’, a-t-il expliqué.
M. Boraud a loué également le savoir- faire accumulé par les entreprises marocaines, ainsi qu’un capital- connaissance et une expertise- métiers avérés, estimant que cette coopération entre entreprises ivoiriennes et marocaines devra aussi mettre l’accent sur le développement des ressources humaines.
Le président de la FENELEC, Khalil El Guermaï a, de son côté, donné un aperçu détaillé sur les missions de la Fédération, réitérant l’engagement de cette instance à tout mettre en œuvre et à ne pas lésiner sur les moyens, aux côtés des autorités ivoiriennes, pour que ce Salon soit une réussite.
samedi 14 janvier 2017
Algérie. Dans les villages autogérés de Kabylie
L’aide publique faisant défaut, plusieurs communes de la région ont appris au fil du temps à se prendre en charge elles-mêmes.
Car ici les habitants souffrent en été comme en hiver. Selon les saisons, les températures sont insupportables. En été on suffoque, alors que l’hiver est vraiment rude. Le froid est glacial et la neige atteint souvent plus de 1 mètre de hauteur. La plupart de ces villages sont difficiles d’accès. Les routes sont, pour certaines, impraticables, mais ce n’est guère ce dont se plaignent les habitants de cette partie de la Kabylie. “En termes de développement local, beaucoup de nos villages se retrouvent livrés à eux-mêmes. Nous sommes obligés de nous débrouiller avec nos propres moyens pour pouvoir survivre dans ces régions montagneuses et isolées”, explique un sexagénaire rencontré à l’entrée du village Iguersafène, commune d’Idjer (l’une des sept communes concernées par Ayla Tmurt), daïra d’Aïn El-Hammam (ex-Michelet), à 70 km de Tizi Ouzou.
Ici, on respire la
propreté. Vous ne risquez pas de trouver un mégot par terre.
D’ailleurs, plusieurs panneaux dressés dans tout le village rappellent à
tout un chacun l’importance du combat pour l’environnement. Depuis
2012, les familles paient la taxe d’environnement fixée par le comité à
400 dinars algériens* (DA) par an. Ces
dernières veillent parallèlement sur l’opération du tri sélectif des
déchets. Sur les routes, les poubelles entreposées indiquent chacune le
genre de déchets à jeter séparément.
Déchets organiques, verre ou plastique, ils sont collectés dans un centre aménagé pour cela. Les déchets plastiques sont vendus à des usines de transformation, permettant ainsi au comité d’avoir de nouvelles rentrées d’argent et de conforter un peu plus les caisses du village. Les déchets organiques, eux, sont compactés et entreposés dans un CET [centre d’enfouissement technique] aménagé à l’extérieur du village. Pour veiller au transport de ces derniers, les habitants ont acheté un tracteur et paient mensuellement son chauffeur, un jeune du village, 25 000 DA.
Déchets organiques, verre ou plastique, ils sont collectés dans un centre aménagé pour cela. Les déchets plastiques sont vendus à des usines de transformation, permettant ainsi au comité d’avoir de nouvelles rentrées d’argent et de conforter un peu plus les caisses du village. Les déchets organiques, eux, sont compactés et entreposés dans un CET [centre d’enfouissement technique] aménagé à l’extérieur du village. Pour veiller au transport de ces derniers, les habitants ont acheté un tracteur et paient mensuellement son chauffeur, un jeune du village, 25 000 DA.
Tout reconstruire par eux-mêmes
“L’autogestion et l’autosuffisance sont devenues chez nous une culture. Avec l’absence de l’aide de l’État, nous ne comptons désormais que sur nous-mêmes. Mais cela ne date pas d’aujourd’hui. Tout a commencé depuis l’indépendance”, raconte le président du village. Pour rejoindre les maquis de l’ALN avec armes et munitions, 65 habitants d’Iguersafène décident en 1957 de rallier l’armée coloniale afin de tirer profit de son armement. Aussitôt engagés, ils organisent une fuite collective vers le quartier général du colonel Amirouche. En signe de représailles, tout le village sera rasé par l’armée française.Avec le manque de moyens après l’indépendance, les villageois se sont trouvés dans l’obligation de tout reconstruire par eux-mêmes. C’est à partir de là qu’ils organisent le premier volontariat, puis un deuxième pour alimenter le village en eau de source. “La mairie ne s’est occupée que de l’assainissement, poursuit le président du village. En 2008, nous avons demandé l’extension du réseau électrique aux 145 nouveaux foyers que comptait le village, mais rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui. On ne peut pas attendre l’aide de l’État quand on vit isolé dans les montagnes.” En 1998, les villageois décident d’alimenter l’intérieur des maisons en eau potable et installent leurs propres compteurs d’eau. Le projet a été réalisé avec leurs propres fonds et leur a coûté 34 millions de DA. Les familles ne paient mensuellement que 100 DA par foyer.
Les volontariats sont ici une tradition
La consommation n’est limitée que pendant les périodes de sécheresse, entre juin et décembre. “Pendant cette période, la consommation autorisée est de 80 litres d’eau par jour et par personne. Au-delà de cette quantité, les familles seraient sommées de payer des pénalités de 500 DA par mètres cubes ou de 0,5 DA par litre”, explique le président du comité. Pour les besoins de l’entretien du réseau, les habitants ont recruté à temps plein un plombier du village qu’ils paient 25 000 DA par mois. Les volontariats sont ici une tradition et s’organisent chaque semaine.À tour de rôle, tout le monde doit accomplir des tâches pour l’intérêt du village. Dans le cas d’une absence injustifiée, la personne concernée peut demander un autre horaire ou payer des pénalités de 1 000 DA par jour. Avec les fonds de la caisse du village, les habitants ont réalisé au cours de ces derniers mois 100 mètres de caniveaux, aménagé les pistes du village, élargi les rues afin de les rendre carrossables et construit deux places publiques. Ils ont aussi rénové le cimetière du village et installé des éclairages autour de la route et sur la route qui mène audit cimetière. “La somme déboursée pour la réalisation de tous ces projets avoisine les 6,5 millions de DA”, confie le président du comité.
Nouveau règlement
Le village s’est également doté d’un règlement communautaire, que l’ensemble des habitants appliquent à la lettre. D’ailleurs, il est soumis actuellement à débat, car les villageois veulent l’amender. “Nous finirons les discussions autour du nouveau règlement d’ici à la fin de l’année. Il faut l’adapter à notre époque, car le village et les mentalités ont évolué depuis”, assure Arezki Messaoudène. Et puis, en termes de valeurs, dans tous les villages visités, les habitants n’abandonnent jamais quelqu’un dans le besoin. Les personnes démunies sont systématiquement aidées. Dans ce village comme dans beaucoup d’autres en Kabylie, l’assemblée générale est considérée comme un parlement où le président du comité est perçu comme un guide.C’est le cas aussi à Boumessaoud, dans la commune d’Imsouhal, daïra d’Iferhounène, à 70 km de Tizi Ouzou, avec 350 habitants seulement. Cette année, Boumessaoud a été élu le village le plus propre de Kabylie [en octobre, il a obtenu 10 millions de DA du ministère des Ressources en eau et de l’Environnement]. Nacer Ami, 66 ans et maçon de profession, est l’un des membres du comité. Rencontré à l’entrée du village, il nous explique qu’ici on adopte la même réglementation qu’à Iguersafène. “La différence se situe dans le système de cotisation et dans les sommes exigées pour les pénalités”, explique-t-il. À Boumessaoud, le comité exige 120 DA par an par personne.
Projet d’assainissement
Les volontariats se font deux fois par semaine. Quant au comité, il se réunit presque quotidiennement, notamment depuis qu’il a été récompensé. Le fils de Nacer Ami, Ramdane, 22 ans, cuisinier à Azazga, assure que son village “ne s’était même pas préparé pour le concours”. “Nous étions déjà prêts, car le volontariat et l’entretien du village se faisaient depuis des dizaines d’années. C’est une tradition que nous avons apprise de nos aïeux. Tous les dessins, sculptures et décorations du village sont l’œuvre des habitants”, précise Ramdane.À Boumessaoud, les habitants ont réalisé en 1974 leur propre projet d’assainissement, qu’ils ont rénové en 1991. Selon le comité, les quatre nouveaux forages ont coûté à la caisse du village plus de 10 millions de DA. Comme à Iguersafène, les habitants comptent surtout sur l’aide de leur communauté basée en France. “Si on enlève Sonelgaz, il ne reste rien de la présence de l’État dans notre village. Nous avons sollicité une fois l’aide de la mairie et elle nous a donné deux bidons de peinture seulement. Alors, si on ne dépendait que d’elle, on serait réduits aujourd’hui à l’âge de pierre”, regrette Nacer Ami.
Les cotisations de la diaspora
Dans les villages cités plus haut, comme à Tazerouts, dans la commune d’Abi Youcef, à Aïn El-Hammam, ce sont les comités qui tranchent dans les conflits entre villageois. “Si ces derniers peinent à trouver un terrain d’entente entre les parties plaignantes, ils seront dans l’obligation de juger l’affaire en assemblée générale. Et ce n’est qu’ensuite et en l’absence de toute issue qu’ils peuvent permettre aux parties en conflit de recourir à la justice. Si l’une d’elles décide d’y aller à leur insu, elle sera systématiquement condamnée à payer 10 000 DA d’amende. Mais personne ne l’a fait jusqu’à aujourd’hui”, assure Slimane Aït Khaldoune, 44 ans, membre du comité de Tazerouts. L’autogestion, les habitants de ce village l’ont adoptée en 1960.“Nous avons réalisé avec nos propres fonds, entre autres, la place du village, construit plusieurs fontaines, un manège pour enfants à 500 000 DA et une crèche”, affirme Youcef Aït Ali Amara, 59 ans, un autre membre du comité et retraité de la garde communale. Situé à 1 200 mètres d’altitude, Tazerouts, qui compte aujourd’hui 1 200 habitants, se réjouit de compter plusieurs commerçants qui l’aident dans la réalisation de ces projets.Mais ils ne sont pas les seuls, Slimane avoue que les familles de son village comptent aussi, comme c’est le cas de toutes les autres, sur “les cotisations de la diaspora, les retraites françaises pour ceux qui ont travaillé en France, ou celles des moudjahidin pour les anciens combattants de la guerre de libération”. Mais cela reste insuffisant, selon lui. “Notre commune est pauvre en termes d’infrastructures. Nous n’avons pas de lycée, pas d’hôpital, pas de salle de conférences. Nous n’avons ni stade, ni cinéma, ni polyclinique. Nous ne pouvons pas tout faire”, s’indigne Slimane.
La responsabilité de l’État revient souvent sur la question des rapatriements des dépouilles des personnes décédées à l’étranger, que dénoncent certaines associations de la diaspora souhaitant avoir l’aide de l’État. Pourtant, ce problème ne se pose plus pour ces villages autogérés. À Tabourt, un village de 900 habitants relevant de la commune de Tifigha, à 17 km d’Azazga, c’est l’association du village, basée en France, qui prend en charge les frais de rapatriement des corps des personnes originaires de la région.
A lire aussi Algérie. Le bijou kabyle entre créativité et déclin
De son côté, le comité d’Iguersafène compte pouvoir transformer les déchets plastiques à domicile pour les vendre plus cher. Le comité a déjà conclu un accord avec un client de Béjaïa. Ce n’est pas tout, car le comité compte aussi ouvrir une forêt-école dédiée à la recherche pour écoliers et les étudiants, et pour les universitaires d’où qu’ils viennent. Les habitants espèrent que ce projet pourra attirer plus de gens et de touristes dans leurs villages. Et, comme le dit si bien le jeune Idir Raab, “l’avenir est entre les mains des générations qui ont vécu l’époque florissante de ces villages autogérés de Kabylie”.
Meziane Abane
Environnement: Lancement d’une unité de recyclage de déchets électroniques
Une unité de démontage des déchets
électriques et électroniques a ouvert ses portes, à Borj Chakir, a
annoncé mercredi, à Tunis la directrice du projet de gestion de déchets
des équipements électriques et électroniques Amel Kinoubi.
Lire aussi
Cette unité la première du genre dans le
pays d’une capacité de transformation de 24.000 tonnes, a démarré depuis
le mois de novembre 2016, indique-t-on de même source lors d’une
rencontre organisée par l’Agence de gestion des déchets (ANGED) à Tunis.
On rappelle que la Tunisie a obtenu un
don d’une valeur de 3,6 millions de dollars (7 millions de dinars) de
l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) pour la
réalisation de ce projet, le premier du genre en Afrique outre la
contribution de l’Etat tunisien dans le financement du projet moyennant 2
millions de dinars.
Lire aussi
- Tunisie- 16.000 tonnes de déchets d’activités sanitaires jetés chaque année
- Déchets abandonnés dans le Sahara de Tataouine suscitent des interrogations
- Tunisie – Sfax : Un incendie ravage une unité de recyclage de pneus et menace d’autres usines
- Tunisie: Lancement d’une consultation nationale sur l’environnement
- l’Association tunisienne du développement et de l’environnement: Conseils contre les effets nocifs des déchets
Environnement : Médaille de la Paix pour Notre Grand Bleu
L’association tunisienne Notre Grand bleu a reçu la Médaille de bronze de la Paix, décernée par l’Association internationale des soldats de la Paix (AISP).
L’AISP, Ong reconnue par les Nations Unies depuis 1995, a remis, vendredi 6 janvier 2017, une médaille de bronze à l’association tunisienne Notre Grand bleu, basée à Monastir, pour «ses éminents services pour la noble cause de la paix et la dignité de l’homme, en favorisant la justice, le droit international et le progrès social ».
Créée en 2012, Notre Grand bleu est une association non gouvernementale, œuvrant pour la préservation de la vie marine et côtière en Méditerranée. Ses activités visent à assurer un avenir durable de l’espace littoral, en sensibilisant l’opinion à la conservation de la biodiversité et à la préservation de l’environnement marin, côtier et insulaire.
L’AISP, Ong reconnue par les Nations Unies depuis 1995, a remis, vendredi 6 janvier 2017, une médaille de bronze à l’association tunisienne Notre Grand bleu, basée à Monastir, pour «ses éminents services pour la noble cause de la paix et la dignité de l’homme, en favorisant la justice, le droit international et le progrès social ».
Créée en 2012, Notre Grand bleu est une association non gouvernementale, œuvrant pour la préservation de la vie marine et côtière en Méditerranée. Ses activités visent à assurer un avenir durable de l’espace littoral, en sensibilisant l’opinion à la conservation de la biodiversité et à la préservation de l’environnement marin, côtier et insulaire.
Environnement : Le Maroc lance l'initiative Cleantech
Infomédiaire Maroc - Le ministère délégué chargé de l’Environnement a annoncé, hier, la mise en place d’un programme pour l’innovation dans les technologies propres et l’emploi vert, Cleantech Maroc, une initiative internationale lancée dans 8 pays à travers le monde destinée aux auto-entrepreneurs, start-up, TPE et PME.
Ce programme, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’innovation au service du développement durable et de l’économie verte, a été mis en place avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI), indique le ministère dans un communiqué.
L’objectif de cette initiative est de promouvoir des emplois verts par le soutien aux innovations en technologies propres et à l’entrepreneuriat vert à travers l’organisation de compétitions annuelles visant à récompenser les projets les plus innovants, et la mise en place d’un programme d’accélération et d’accompagnement personnalisé des projets en relation avec la valorisation des déchets, l’utilisation rationnelle de l’eau, l’efficacité énergétique et énergies renouvelables et le bâtiment vert, précise la même source.
Ce programme, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’innovation au service du développement durable et de l’économie verte, a été mis en place avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI), indique le ministère dans un communiqué.
L’objectif de cette initiative est de promouvoir des emplois verts par le soutien aux innovations en technologies propres et à l’entrepreneuriat vert à travers l’organisation de compétitions annuelles visant à récompenser les projets les plus innovants, et la mise en place d’un programme d’accélération et d’accompagnement personnalisé des projets en relation avec la valorisation des déchets, l’utilisation rationnelle de l’eau, l’efficacité énergétique et énergies renouvelables et le bâtiment vert, précise la même source.
Maroc: Inauguration du Green Energy Park à Benguerir
Le Roi Mohammed VI a procédé, ce jeudi dans la ville verte de Benguerir (260 km au Sud de Rabat), à l’inauguration de la plate-forme internationale de tests, de recherche et de formation en énergie solaire Green Energy Park, une première en Afrique qui permettra de mutualiser les ressources, de créer des synergies et de positionner le Maroc comme leader de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables.
Mobilisant des investissements de plus de 210 millions de DH, ce projet pilote implique de développer la recherche scientifique, d’optimiser l’exploitation des ressources naturelles du Maroc, de préserver son environnement, de pérenniser son développement économique et social, et d’assurer l’avenir des générations futures.
Cette plate-forme, développée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) avec le soutien du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement ainsi que du groupe OCP, mène des recherches sur des sujets prioritaires. Ils couvrent tous les maillons de la chaîne, de valeur de la R&D, du composant de base jusqu’aux systèmes complexes, afin de répondre aux besoins nationaux et africains.
En effet, des sujets comme le traitement et le dessalement de l’eau en utilisant l’énergie solaire, le développement de modules du désert, la conception de solutions de stockage thermique et électrique innovantes et le développement d’applications industrielles du solaire thermique sont au centre des préoccupations du Green Energy Park.
Réalisé sur un terrain de 8 ha, le Green Energy Park dispose d’une plate-forme de recherche intérieure de plus de 3.000 m2 qui intègre plusieurs laboratoires dans le domaine du solaire photovoltaïque et du solaire thermique à concentration.
Elle comprend également un laboratoire de production de cellules photovoltaïques couches minces et de traitement de surface, un laboratoire de caractérisation électrique et optique des cellules photovoltaïque, un laboratoire intérieur de production et de tests des composantes solaires, un laboratoire d’étude de la dégradation des matériaux, un laboratoire de caractérisation des surfaces, un laboratoire de déflectométrie et de modélisation optique des structures CSP, et un centre de calcul et de modélisation des ressources.
Le Green Energy Park comprend aussi une plate-forme de recherche extérieure constituée de plusieurs espaces de tests et de caractérisation et comportant des projets pilotes à échelle réelle sur une surface totale de 6,5 ha. Ces plate-formes constituent un espace d’innovation et d’entreprenariat attrayant aussi bien pour le monde académique que pour celui socio-économique.
HA/APA
jan 12, 2017
lundi 26 décembre 2016
Récif artificiel : L’Algérie à la traîne
Une technique pour restaurer la biodiversité marine là où elle a disparu. L’Algérie est de loin le dernier pays de la Méditerranée. A partir de janvier, des associations avertissent qu’une opération d’immersion de récifs se déroulera sans attendre les autorisations.
On ne s’est pas encore mis d’accord pour une définition consensuelle du «Récif artificiel». Les différences apparaissent dès qu’on tente de donner une fonction particulière à cette «structure immergée volontairement dans le but de créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et diversifié» qui semble être la représentation la plus largement admise.
Le Japon est la patrie des récifs artificiels. Ils y ont vu le jour au Moyen-Age sous la forme de structures de bambou mis en place par les pêcheurs et le Japon est aujourd’hui leader mondial avec 20 millions de mètres cubes de récifs immergés, ce qui représente 12% du plateau continental de ce pays. En 1650, ce pays se lance dans la réalisation de véritables récifs artificiels. En 1952, C’est l’Etat japonais qui finance des programmes de récifs. L’expérience japonaise a aujourd’hui essaimé dans le monde.
Ainsi, des récifs artificiels ont vu le jour dans de nombreux pays d’Europe (ex-URSS), aux Etats-Unis dans les années (1960), en Grande-Bretagne (1989), en Italie (années 1970), en France (1969), en Espagne (1989). En France, c’est essentiellement sur la façade méditerranéenne depuis 1983 qu’ils se sont développés. Les récifs artificiels tirent leur origine de l’attirance des poissons pour toutes sortes d’épaves qui se sont recouvertes de toutes sortes de végétaux et de mollusques qui leur procurent de la nourriture et des frayères. Les pêcheurs l’ayant depuis toujours observé, ils l’ont mis à profit pour améliorer leurs pêches.
Les récifs sont faits avec toutes sortes de matériaux, mais de plus en plus avec du béton. Les Etats-unis, pour leur part, ont mis à profit leurs nombreuses plateformes pétrolières désaffectées. Ils peuvent être de structure et de dimensions et de coût différents selon la fonction qui leur est attribuée, comme la pêche plaisancière et récréative ou la plongée éducative ou encore comme chicanes pour protéger les zones de chalutage surexploitées.
Au sud de la Méditerranée, le Maroc, la Tunisie et la Libye, encore aujourd’hui malgré tout ce qui s’y passe, ont d’ambitieux programmes d’immersion. L’Algérie est la dernière. Rien de comparable non plus avec l’Egypte qui est loin devant. Les récifs volontairement immergés chez nous pour la conservation de la biodiversité - il y a de nombreuses épaves d’embarcation coulées pour s’en débarrasser - se comptent sur les doigts d’une seule main, bien que leur fabrication soit aisée et peu onéreuse.
Un communiqué de Probiom (Réseau algérien de la protection de la biodiversité marine), un collectif de 10 associations de Annaba, Skikda, Béjaïa, Alger, Tipasa et Mostaganem, et dans un barrage à Sidi Bel Abbès, nous apprend que l’Algérie est de loin le dernier pays de Méditerranée à accorder de l’intérêt aux récifs artificiels.
Une technique pour restaurer la biodiversité marine là où elle a disparu. Devant l’inertie des pouvoirs publics dans la mise œuvre d’un projet multilatéral qui a pris du retard, Probiom avertit que le 1er janvier 2017, une opération d’immersion de récifs se déroulera sans attendre les multiples autorisations que nécessite un seul d’entre eux.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion le 30 novembre à la direction des pêches et des ressources halieutiques d’Alger en présence des représentants des associations et des ministères concernés (Pêches, Environnement, Défense nationale), ainsi que des invités, à savoir le ministère des Affaires étrangères et des organismes scientifiques (CNRDPA, ENSSMAL, CNL, université de Annaba).
La pose sur le fond, ou flottant entre deux eaux, d’un récif artificiel crée un milieu qui sera colonisé par des organismes qui n’étaient pas présents sur le site. Des végétaux et animaux marins qui vont donner la production primaire du récif ; les moules ou les huîtres, des éponges, etc., consommées par de petits poissons vivant en étroite relation avec le récif.
Ensuite, à leur tour, ces derniers vont servir de proies à d’autres poissons plus gros qui eux ne sont pas liés au récif. Ces espèces peuvent également s’y abriter pour échapper à leurs prédateurs dans les nombreuses cachettes qu’offre le récif artificiel qui va devenir leur lieu de ponte et une nursery pour les juvéniles. Cette structure est utilisée en premier pour enrichir la biodiversité d’une zone et par la même occasion augmenter la productivité d’un site appauvri.
A terme, on peut y alors pêcher pour la commercialisation ou les loisirs. Les récifs sont très souvent employés, la protection des territoires de pêche existants. Les chaluts de fond sont interdits dans la bande 3 et pour garantir la protection de cette zone vitale pour la reproduction des poissons, les récifs artificiels sont immergés pour dissuader les chalutiers d’y pénétrer. Plus stratégiquement, la création des ZEE (Zones exclusives économiques) est devenue un enjeu territorial entre les pays et les récifs sont utilisés comme balises géographiques.
Cependant, tout le monde ne s’accorde pas, surtout dans les milieux scientifiques, sur l’efficacité annoncée des récifs qui n’est pas vérifiée. «Les exemples de validation des impacts de ces aménagements sur la faune et le milieu sont rares. La démonstration des effets recherchés reste souvent partielle, limitée à quelques espèces et/ou restreinte à l’environnement immédiat des structures immergées», note l’Ifremer dans un rapport sur l’état des connaissances sur les récifs artificiels.
Slim Sadki
El Watan
On ne s’est pas encore mis d’accord pour une définition consensuelle du «Récif artificiel». Les différences apparaissent dès qu’on tente de donner une fonction particulière à cette «structure immergée volontairement dans le but de créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et diversifié» qui semble être la représentation la plus largement admise.
Le Japon est la patrie des récifs artificiels. Ils y ont vu le jour au Moyen-Age sous la forme de structures de bambou mis en place par les pêcheurs et le Japon est aujourd’hui leader mondial avec 20 millions de mètres cubes de récifs immergés, ce qui représente 12% du plateau continental de ce pays. En 1650, ce pays se lance dans la réalisation de véritables récifs artificiels. En 1952, C’est l’Etat japonais qui finance des programmes de récifs. L’expérience japonaise a aujourd’hui essaimé dans le monde.
Ainsi, des récifs artificiels ont vu le jour dans de nombreux pays d’Europe (ex-URSS), aux Etats-Unis dans les années (1960), en Grande-Bretagne (1989), en Italie (années 1970), en France (1969), en Espagne (1989). En France, c’est essentiellement sur la façade méditerranéenne depuis 1983 qu’ils se sont développés. Les récifs artificiels tirent leur origine de l’attirance des poissons pour toutes sortes d’épaves qui se sont recouvertes de toutes sortes de végétaux et de mollusques qui leur procurent de la nourriture et des frayères. Les pêcheurs l’ayant depuis toujours observé, ils l’ont mis à profit pour améliorer leurs pêches.
Les récifs sont faits avec toutes sortes de matériaux, mais de plus en plus avec du béton. Les Etats-unis, pour leur part, ont mis à profit leurs nombreuses plateformes pétrolières désaffectées. Ils peuvent être de structure et de dimensions et de coût différents selon la fonction qui leur est attribuée, comme la pêche plaisancière et récréative ou la plongée éducative ou encore comme chicanes pour protéger les zones de chalutage surexploitées.
Au sud de la Méditerranée, le Maroc, la Tunisie et la Libye, encore aujourd’hui malgré tout ce qui s’y passe, ont d’ambitieux programmes d’immersion. L’Algérie est la dernière. Rien de comparable non plus avec l’Egypte qui est loin devant. Les récifs volontairement immergés chez nous pour la conservation de la biodiversité - il y a de nombreuses épaves d’embarcation coulées pour s’en débarrasser - se comptent sur les doigts d’une seule main, bien que leur fabrication soit aisée et peu onéreuse.
Un communiqué de Probiom (Réseau algérien de la protection de la biodiversité marine), un collectif de 10 associations de Annaba, Skikda, Béjaïa, Alger, Tipasa et Mostaganem, et dans un barrage à Sidi Bel Abbès, nous apprend que l’Algérie est de loin le dernier pays de Méditerranée à accorder de l’intérêt aux récifs artificiels.
Une technique pour restaurer la biodiversité marine là où elle a disparu. Devant l’inertie des pouvoirs publics dans la mise œuvre d’un projet multilatéral qui a pris du retard, Probiom avertit que le 1er janvier 2017, une opération d’immersion de récifs se déroulera sans attendre les multiples autorisations que nécessite un seul d’entre eux.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion le 30 novembre à la direction des pêches et des ressources halieutiques d’Alger en présence des représentants des associations et des ministères concernés (Pêches, Environnement, Défense nationale), ainsi que des invités, à savoir le ministère des Affaires étrangères et des organismes scientifiques (CNRDPA, ENSSMAL, CNL, université de Annaba).
La pose sur le fond, ou flottant entre deux eaux, d’un récif artificiel crée un milieu qui sera colonisé par des organismes qui n’étaient pas présents sur le site. Des végétaux et animaux marins qui vont donner la production primaire du récif ; les moules ou les huîtres, des éponges, etc., consommées par de petits poissons vivant en étroite relation avec le récif.
Ensuite, à leur tour, ces derniers vont servir de proies à d’autres poissons plus gros qui eux ne sont pas liés au récif. Ces espèces peuvent également s’y abriter pour échapper à leurs prédateurs dans les nombreuses cachettes qu’offre le récif artificiel qui va devenir leur lieu de ponte et une nursery pour les juvéniles. Cette structure est utilisée en premier pour enrichir la biodiversité d’une zone et par la même occasion augmenter la productivité d’un site appauvri.
A terme, on peut y alors pêcher pour la commercialisation ou les loisirs. Les récifs sont très souvent employés, la protection des territoires de pêche existants. Les chaluts de fond sont interdits dans la bande 3 et pour garantir la protection de cette zone vitale pour la reproduction des poissons, les récifs artificiels sont immergés pour dissuader les chalutiers d’y pénétrer. Plus stratégiquement, la création des ZEE (Zones exclusives économiques) est devenue un enjeu territorial entre les pays et les récifs sont utilisés comme balises géographiques.
Cependant, tout le monde ne s’accorde pas, surtout dans les milieux scientifiques, sur l’efficacité annoncée des récifs qui n’est pas vérifiée. «Les exemples de validation des impacts de ces aménagements sur la faune et le milieu sont rares. La démonstration des effets recherchés reste souvent partielle, limitée à quelques espèces et/ou restreinte à l’environnement immédiat des structures immergées», note l’Ifremer dans un rapport sur l’état des connaissances sur les récifs artificiels.
Slim Sadki
El Watan
lundi 21 novembre 2016
Le ksar Tafilelt de Béni-Isguen obtient le 1er prix de ville durable
GHARDAIA - Le ksar de Tafilelt sis à Béni-Isguen (Ghardaïa) a obtenu lundi à Marrakech (Maroc) le 1er prix de ville durable, suite à un vote des internautes intitulé "coup de cœur des internautes City", a appris l’APS mercredi auprès des responsables de la fondation Amidoul, initiatrice du ksar.
Le ksar de Tafilelt, qui a été considéré comme une expérience humaine très particulière dans le Sahara et une éco-ville du désert, a obtenu plus de 600 voix des professionnels du monde, pour avoir allié l’architecture, le développement durable, la préservation de l’environnement et le cadre de vie, a expliqué Moussa Amara, chef du projet du ksar de Tafilelt.
Cette consécration a été obtenue suite à la première édition du concours Green City Solutions Awards, organisée par le réseau Construction 21 qui milite pour la promotion des constructions et quartiers innovants et durables, à l’occasion de la 22e session de la Conférence des Parties (COP 22) de Marrakech, a précisé de son côté Dr Ahmed Nouh, président de la fondation Amidoul.
Le ksar de Tafilelt a également été classé deuxième pour le Grand prix de la cité durable exemplaire par un jury thématique international qui l’a considéré comme un exemple à suivre et à répliquer en Algérie, a indiqué Dr Nouh.
La cérémonie de remise des trophées pour les représentants de la fondation Amidoul s’est déroulée à Marrakech en présence d’une délégation ministérielle algérienne du secteur des Ressources en eau et de l’Environnement.
Le ksar de Tafilelt avait obtenu, rappelle-t-on, le premier prix de la ligue arabe de l’Environnement en 2014 dans la même ville du Maroc (Marrakech).
Lancé en 1997, ce nouveau ksar, qui s’étend sur un site rocheux d’une superficie de 22 hectares et compte 1.050 habitations, a été conçu pour une meilleure qualité de vie en s’appuyant sur l’interprétation consciente de l’héritage architectural ancestrale et de la préservation de l’environnement.
Les initiateurs du projet ont utilisé pour la construction de cette cité écologique des matériaux locaux (pierre, chaux et bois de palmiers) tout en s’inspirant des anciennes bâtisses des ksour du M’zab avec l’introduction intelligente de la modernité à l’intérieur des habitations.
Inauguré en 2006 par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, le nouveau ksar de Tafilelt s’inscrit dans une optique écologique et sociale tout en s’inspirant du patrimoine ancestral que renferme les Ksour traditionnels du M’Zab classés comme patrimoine universel en 1982 par l’UNESCO.
L’expérience du ksar de Tafilelt (Ghardaïa) est considérée par de nombreux spécialistes dans le bâtiment comme un modèle, une référence en matière de préservation du patrimoine architecturale alliant la modernité, le confort de vie et la bioclimatique ainsi que l’écologie.
Ses initiateurs s’attellent à mettre en place des stratégies singulières pour la gestion des déchets ménagers, de la densification et la préservation des espaces verts, de l’épuration naturel et biologique des eaux usées de la cité ainsi que l'agrémentation du quotidien des habitants en créant un parc animalier et végétal des zones désertiques.
Ils se sont engagés à mener à bien tous les travaux de gestion des déchets ménagers en instaurant un système de collecte fixe ainsi qu’un système de valorisation et de recyclage des déchets, la création d’un système de traitement biologique des eaux usées par macrophytes à base de plants et d’un système d’éclairage public solaire.
Source: aps.dz
Le ksar de Tafilelt, qui a été considéré comme une expérience humaine très particulière dans le Sahara et une éco-ville du désert, a obtenu plus de 600 voix des professionnels du monde, pour avoir allié l’architecture, le développement durable, la préservation de l’environnement et le cadre de vie, a expliqué Moussa Amara, chef du projet du ksar de Tafilelt.
Cette consécration a été obtenue suite à la première édition du concours Green City Solutions Awards, organisée par le réseau Construction 21 qui milite pour la promotion des constructions et quartiers innovants et durables, à l’occasion de la 22e session de la Conférence des Parties (COP 22) de Marrakech, a précisé de son côté Dr Ahmed Nouh, président de la fondation Amidoul.
Le ksar de Tafilelt a également été classé deuxième pour le Grand prix de la cité durable exemplaire par un jury thématique international qui l’a considéré comme un exemple à suivre et à répliquer en Algérie, a indiqué Dr Nouh.
La cérémonie de remise des trophées pour les représentants de la fondation Amidoul s’est déroulée à Marrakech en présence d’une délégation ministérielle algérienne du secteur des Ressources en eau et de l’Environnement.
Le ksar de Tafilelt avait obtenu, rappelle-t-on, le premier prix de la ligue arabe de l’Environnement en 2014 dans la même ville du Maroc (Marrakech).
Lancé en 1997, ce nouveau ksar, qui s’étend sur un site rocheux d’une superficie de 22 hectares et compte 1.050 habitations, a été conçu pour une meilleure qualité de vie en s’appuyant sur l’interprétation consciente de l’héritage architectural ancestrale et de la préservation de l’environnement.
Les initiateurs du projet ont utilisé pour la construction de cette cité écologique des matériaux locaux (pierre, chaux et bois de palmiers) tout en s’inspirant des anciennes bâtisses des ksour du M’zab avec l’introduction intelligente de la modernité à l’intérieur des habitations.
Inauguré en 2006 par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, le nouveau ksar de Tafilelt s’inscrit dans une optique écologique et sociale tout en s’inspirant du patrimoine ancestral que renferme les Ksour traditionnels du M’Zab classés comme patrimoine universel en 1982 par l’UNESCO.
L’expérience du ksar de Tafilelt (Ghardaïa) est considérée par de nombreux spécialistes dans le bâtiment comme un modèle, une référence en matière de préservation du patrimoine architecturale alliant la modernité, le confort de vie et la bioclimatique ainsi que l’écologie.
Ses initiateurs s’attellent à mettre en place des stratégies singulières pour la gestion des déchets ménagers, de la densification et la préservation des espaces verts, de l’épuration naturel et biologique des eaux usées de la cité ainsi que l'agrémentation du quotidien des habitants en créant un parc animalier et végétal des zones désertiques.
Ils se sont engagés à mener à bien tous les travaux de gestion des déchets ménagers en instaurant un système de collecte fixe ainsi qu’un système de valorisation et de recyclage des déchets, la création d’un système de traitement biologique des eaux usées par macrophytes à base de plants et d’un système d’éclairage public solaire.
Source: aps.dz
samedi 9 juillet 2016
Le Maroc et le Qatar veulent collaborer dans le secteur des énergies
ÉNERGIES - Le Qatar veut positionner dans le secteur des énergies au Maroc. Un mémorandum d’entente dans les secteurs du pétrole, du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables, signé en avril dernier entre les deux pays, a été approuvé mardi 5 juillet en Conseil de gouvernement.
Paraphé à Doha, le document vise à faire du Qatar un partenaire d’investissement dans les projets énergétiques au Maroc, pour l’approvisionnement en pétrole et plus particulièrement la livraison de gaz naturel liquéfié.
La signature de ce mémorandum, puis son approbation par le gouvernement, constitue un pas de plus pour le Maroc afin de réduire de sa dépendance du gaz algérien. Le royaume est actuellement approvisionné via un contrat de fourniture de gaz signé en juillet 2011 entre l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et la Sonatrach, la société publique pétrolière de l’Algérie.
Pour réduire sa dépendance au gaz algérien, le Maroc a lancé un vaste plan national de développement du gaz naturel liquéfié, destiné à porter à un taux situé entre 10 et 30% la part de gaz naturel dans le mix énergétique. Pour ce faire, le royaume envisage de se faire livrer entre 3 et 5 milliards de mètres cubes de gaz sur un terminal méthanier devant être construit à Jorf Lasfar près d’El Jadida.
Pour la fourniture du gaz, le Maroc compte bien diversifier ses partenaires afin de pouvoir négocier au mieux ses contrats d’approvisionnement. Aujourd'hui, le Qatar, qui est l'un des principaux producteurs de gaz naturel liquéfié, s'ajoute à la liste des fournisseurs potentiels que sont les Etats-Unis et la Russie.
HuffPost Maroc | Par Ibrahima Bayo Jr
Paraphé à Doha, le document vise à faire du Qatar un partenaire d’investissement dans les projets énergétiques au Maroc, pour l’approvisionnement en pétrole et plus particulièrement la livraison de gaz naturel liquéfié.
La signature de ce mémorandum, puis son approbation par le gouvernement, constitue un pas de plus pour le Maroc afin de réduire de sa dépendance du gaz algérien. Le royaume est actuellement approvisionné via un contrat de fourniture de gaz signé en juillet 2011 entre l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et la Sonatrach, la société publique pétrolière de l’Algérie.
Pour réduire sa dépendance au gaz algérien, le Maroc a lancé un vaste plan national de développement du gaz naturel liquéfié, destiné à porter à un taux situé entre 10 et 30% la part de gaz naturel dans le mix énergétique. Pour ce faire, le royaume envisage de se faire livrer entre 3 et 5 milliards de mètres cubes de gaz sur un terminal méthanier devant être construit à Jorf Lasfar près d’El Jadida.
Pour la fourniture du gaz, le Maroc compte bien diversifier ses partenaires afin de pouvoir négocier au mieux ses contrats d’approvisionnement. Aujourd'hui, le Qatar, qui est l'un des principaux producteurs de gaz naturel liquéfié, s'ajoute à la liste des fournisseurs potentiels que sont les Etats-Unis et la Russie.
HuffPost Maroc | Par Ibrahima Bayo Jr
mardi 21 juin 2016
Maroc-Energies renouvelables : Voltalia annonce l'acquisition d'Alterrya Maroc
Voltalia, producteur d'électricité à base d'énergies renouvelables, annonce l'acquisition d'Alterrya Maroc, une société de développement de projets renouvelables au Maroc.
Cette transaction permet à Voltalia d'acquérir un portefeuille de projets en prospection et en développement représentant une capacité potentielle totale de 185 MW en éolien et de 100 MW en solaire.
Les projets acquis sont à des stades d'avancement divers, et les premières constructions pourraient commencer dans les deux prochaines années.
Cette opération intervient après le dépôt en début d'année des demandes d'autorisations pour quatre projets de centrales hydroélectriques (40 MW au total), un projet solaire (2 MW) et un projet éolien (105 MW).
Cette transaction permet à Voltalia d'acquérir un portefeuille de projets en prospection et en développement représentant une capacité potentielle totale de 185 MW en éolien et de 100 MW en solaire.
Les projets acquis sont à des stades d'avancement divers, et les premières constructions pourraient commencer dans les deux prochaines années.
Cette opération intervient après le dépôt en début d'année des demandes d'autorisations pour quatre projets de centrales hydroélectriques (40 MW au total), un projet solaire (2 MW) et un projet éolien (105 MW).
Source : Maghreb Emergent
lundi 14 avril 2014
Energies renouvelables «Le Maroc, un exemple pour la région Mena»
«Le Maroc se prévaut d'un positionnement pionnier en matière de développement énergétique durable»
Le Maroc, un pays exemplaire dans le domaine des énergies renouvelables, se prévaut d'un positionnement pionnier en matière de développement énergétique durable, ont souligné, mercredi à Rabat, des experts nationaux et internationaux.
Réunis lors d'une conférence, organisée par l'Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ADEREE) et l'initiative industrielle internationale (DII), sous le thème : «Valoriser le potentiel des énergies renouvelables : Le Maroc, acteur clé d'un réseau électrique intégré UE-Mena» , les experts représentant le secteur public, industriel et académique, ont souligné le rôle du Maroc comme acteur clé d'un réseau électrique intégré UE-Mena basé sur les énergies renouvelables.
De l'avis du directeur général de l'ADEREE, Saïd Mouline, le Royaume, un pays exemplaire dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord), est «prêt politiquement, légalement et techniquement pour le volet d'échange Maroc-Maghreb et Europe, où tout le monde serait gagnant».
«Nous sommes dans un schéma où les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle important d'abord dans notre pays mais aussi en cas d'intégration méditerranéenne Maroc-Maghreb-Afrique du Nord avec l'Europe», a déclaré Mouline à la MAP, poursuivant que le Maroc» à une carte à jouer pour exporter de l'électricité d'origine renouvelable vers l'Europe et donc avoir une recette énergétique».
«Depuis 2009, le Royaume s'est fixé des objectifs de développement des énergies renouvelables particulièrement ambitieux», soit une capacité installée de 4 GW à l'horizon 2020, a précisé Mouline, ajoutant que les progrès sont déjà visibles puisqu'aujourd'hui plus de 500 MW ont été installés.
Le modèle de développement dans lequel le Royaume est engagé permet une réduction de la dépendance vis à vis des énergies fossiles, une création d'emploi et de richesse, accompagnée d'une maîtrise de l'impact environnemental (à travers notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre), a-t-il fait savoir, relevant que le solaire, l'éolien, la biomasse et d'autres ressources renouvelables, représentent de ce fait un gisement considérable, capable de répondre à la demande énergétique croissante des pays de la région Mena, et également de ses voisins de l'Union européenne.
Pour sa part, le P.-D.G. du consortium Dii, Paul Van Son, a indiqué que le Maroc, pays pionnier dans le secteur énergétique, offre l'environnement le plus favorable aux énergies renouvelables dans la région Mena, soulignant que le «Groupe Dii et son réseau ont décidé d'accompagner ce développement positif dans le Royaume et dans les autres pays de la région».
Le P.-D.G. de la Dii a, également, mis en avant le rôle «catalyseur et facilitateur» de son consortium pour améliorer les conditions du marché des énergies renouvelables et présenter la pertinence d'un réseau et d'un marché interconnecté entre l'Europe et la région Mena.
«Nous voulons échanger une complémentarité des stratégies à long et à court termes», a-t-il noté.
De son côté, Philippe Godron, directeur réglementation & marchés à la Dii, a mis en exergue la complémentarité UE-Mena en matière des énergies renouvelables, relevant que le Maroc est «dans une position qui lui permet de jouer un rôle de catalyseur régional pour les énergies renouvelables», affirmant que le Royaume «sera bientôt le premier pays dans la région Mena à posséder une capacité de production des énergies renouvelables non hydrauliques de plus de 1 GW».
Il a ajouté que le Royaume «pourra profiter d'un système régional intégré grâce au potentiel solaire et éolien dont il dispose».
En vue de favoriser cette dynamique vertueuse en matière de développement énergétique durable déjà amorcée par le Maroc, l'ADEREE et la Dii ont procédé à la signature d'un mémorandum d'entente entre les deux entités, destiné à renforcer les deux institutions dans la poursuite de leurs objectifs respectifs et dans le but de concrétiser, ainsi, leur partenariat.
La collaboration favorisera notamment la production d'électricité, à base d'énergie renouvelable décentralisée connectée au réseau dans les collectivités territoriales.
L'ADEREE est une institution publique intervenant sur l'ensemble de la chaîne de valeur du secteur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Elle joue un rôle catalyseur dans le développement énergétique durable du Maroc et du continent africain, en promouvant la coopération sud-sud par un accompagnement d'aide à la décision de gouvernements africains, et la dynamisation des collectivités territoriales à travers l'accompagnement de décideurs locaux.
La Dii, quant à elle, est une initiative industrielle internationale qui travaille en collaboration avec ses partenaires issus de 16 pays différents à la réalisation d'un marché des énergies renouvelables issues des déserts d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et, sur le long terme, à l'intégration de celles-ci dans les marchés européens de l'électricité.
Le Matin, 10/04/2014.
Le Maroc, un pays exemplaire dans le domaine des énergies renouvelables, se prévaut d'un positionnement pionnier en matière de développement énergétique durable, ont souligné, mercredi à Rabat, des experts nationaux et internationaux.
Réunis lors d'une conférence, organisée par l'Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ADEREE) et l'initiative industrielle internationale (DII), sous le thème : «Valoriser le potentiel des énergies renouvelables : Le Maroc, acteur clé d'un réseau électrique intégré UE-Mena» , les experts représentant le secteur public, industriel et académique, ont souligné le rôle du Maroc comme acteur clé d'un réseau électrique intégré UE-Mena basé sur les énergies renouvelables.
De l'avis du directeur général de l'ADEREE, Saïd Mouline, le Royaume, un pays exemplaire dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord), est «prêt politiquement, légalement et techniquement pour le volet d'échange Maroc-Maghreb et Europe, où tout le monde serait gagnant».
«Nous sommes dans un schéma où les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle important d'abord dans notre pays mais aussi en cas d'intégration méditerranéenne Maroc-Maghreb-Afrique du Nord avec l'Europe», a déclaré Mouline à la MAP, poursuivant que le Maroc» à une carte à jouer pour exporter de l'électricité d'origine renouvelable vers l'Europe et donc avoir une recette énergétique».
«Depuis 2009, le Royaume s'est fixé des objectifs de développement des énergies renouvelables particulièrement ambitieux», soit une capacité installée de 4 GW à l'horizon 2020, a précisé Mouline, ajoutant que les progrès sont déjà visibles puisqu'aujourd'hui plus de 500 MW ont été installés.
Le modèle de développement dans lequel le Royaume est engagé permet une réduction de la dépendance vis à vis des énergies fossiles, une création d'emploi et de richesse, accompagnée d'une maîtrise de l'impact environnemental (à travers notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre), a-t-il fait savoir, relevant que le solaire, l'éolien, la biomasse et d'autres ressources renouvelables, représentent de ce fait un gisement considérable, capable de répondre à la demande énergétique croissante des pays de la région Mena, et également de ses voisins de l'Union européenne.
Pour sa part, le P.-D.G. du consortium Dii, Paul Van Son, a indiqué que le Maroc, pays pionnier dans le secteur énergétique, offre l'environnement le plus favorable aux énergies renouvelables dans la région Mena, soulignant que le «Groupe Dii et son réseau ont décidé d'accompagner ce développement positif dans le Royaume et dans les autres pays de la région».
Le P.-D.G. de la Dii a, également, mis en avant le rôle «catalyseur et facilitateur» de son consortium pour améliorer les conditions du marché des énergies renouvelables et présenter la pertinence d'un réseau et d'un marché interconnecté entre l'Europe et la région Mena.
«Nous voulons échanger une complémentarité des stratégies à long et à court termes», a-t-il noté.
De son côté, Philippe Godron, directeur réglementation & marchés à la Dii, a mis en exergue la complémentarité UE-Mena en matière des énergies renouvelables, relevant que le Maroc est «dans une position qui lui permet de jouer un rôle de catalyseur régional pour les énergies renouvelables», affirmant que le Royaume «sera bientôt le premier pays dans la région Mena à posséder une capacité de production des énergies renouvelables non hydrauliques de plus de 1 GW».
Il a ajouté que le Royaume «pourra profiter d'un système régional intégré grâce au potentiel solaire et éolien dont il dispose».
En vue de favoriser cette dynamique vertueuse en matière de développement énergétique durable déjà amorcée par le Maroc, l'ADEREE et la Dii ont procédé à la signature d'un mémorandum d'entente entre les deux entités, destiné à renforcer les deux institutions dans la poursuite de leurs objectifs respectifs et dans le but de concrétiser, ainsi, leur partenariat.
La collaboration favorisera notamment la production d'électricité, à base d'énergie renouvelable décentralisée connectée au réseau dans les collectivités territoriales.
L'ADEREE est une institution publique intervenant sur l'ensemble de la chaîne de valeur du secteur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Elle joue un rôle catalyseur dans le développement énergétique durable du Maroc et du continent africain, en promouvant la coopération sud-sud par un accompagnement d'aide à la décision de gouvernements africains, et la dynamisation des collectivités territoriales à travers l'accompagnement de décideurs locaux.
La Dii, quant à elle, est une initiative industrielle internationale qui travaille en collaboration avec ses partenaires issus de 16 pays différents à la réalisation d'un marché des énergies renouvelables issues des déserts d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et, sur le long terme, à l'intégration de celles-ci dans les marchés européens de l'électricité.
Le Matin, 10/04/2014.
mercredi 5 mars 2014
Le Liban évalue l’impact sur l’environnement de sa stratégie de l’eau
Le Liban évalue l’impact sur l’environnement de sa stratégie de l’eau.
Liban, Méditerranée. Le Plan Bleu met en œuvre cette évaluation stratégique, c’est une première au Moyen Orient, qui préfigure une meilleure prise en compte de l’environnement dans les politiques gouvernementales. Avec 2000 sources et 40 cours d’eau le Liban fait figure de réservoir hydrique au Proche Orient.
Pourtant les besoins de la population ne sont pas satisfaits, alors que l’essentiel de l’eau usée rejoint la mer sans épuration, en particulier du fait des industries locales.
Il apparaissait indispensable de mettre en œuvre dans ce pays une stratégie nationale capable à la fois de satisfaire les besoins du pays, et de protéger son environnement.
C’est à ces enjeux que veut répondre le gouvernement libanais. En mars 2012 il avait approuvé une Stratégie nationale du secteur de l’eau, préparée depuis 2010. Il s’agit en particulier, dans ce plan, d’assurer l’accès à l’eau de la plupart des Libanais, puis d’épurer l’essentiel des eaux usées.
Cette mise à niveau environnementale et sociale doit mobiliser jusqu’à sept milliards d’US$ (5,1 mds€) provenant de différents bailleurs internationaux.
Un des points forts de cette stratégie c’est l’évaluation environnementale des mesures que le gouvernement mettra en œuvre.
Et celle-ci a été confiée au bureau d’études libanais Ecodit Liban, choisi à l’issue d’un appel d’offres international qui a mis en présence quatorze candidats.
« Leurs consultants remettront un premier projet d’évaluation avant juin 2014, et auront trois mois pour accomplir ce travail. Ce sera un premier cadrage de la stratégie du secteur de l’eau dont tous les acteurs attendent beaucoup » souligne Lina Tode, qui a piloté la démarche pour le Plan Bleu, dans le cadre du projet ReGoKo (il s’agit d’un projet régional méditerranéen de « gouvernance et développement des connaissances »).
Pollueur payeur
Lina Tode accompagne le projet pour le Plan Bleu pour la Méditerranée (photo XDR)
Le Liban est d’ailleurs actuellement le seul, parmi les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, qui ait rendu obligatoire l’évaluation environnementale de ses politiques.
« C’est une première et, évidemment, développer cette façon de faire est un enjeu pour toute la région» reprend Lina Tode.
Actuellement deux tiers des ménages libanais sont raccordés à un réseau de traitement des eaux usées, mais c’est l’épuration elle-même qui fait défaut.
L’épuration n’est plus ou moins assurée que dans les zones urbaines, par onze usines de traitement.
Le Liban va mettre en pratique le principe du « pollueur payeur » pour financer à terme sa politique de l’eau.
La Stratégie du secteur de l’eau présente une feuille de route pour améliorer l’accès à l’eau, son efficience et sa restitution au milieu.
Cette politique comporte douze initiatives. Sept consistent à créer de nouvelles infrastructures, les cinq autres à gérer au mieux la ressource, son offre, sa demande, et son retour à la nature.
Michel Neumuller
Econostrum, le 05/03/2014
Liban, Méditerranée. Le Plan Bleu met en œuvre cette évaluation stratégique, c’est une première au Moyen Orient, qui préfigure une meilleure prise en compte de l’environnement dans les politiques gouvernementales. Avec 2000 sources et 40 cours d’eau le Liban fait figure de réservoir hydrique au Proche Orient.
Pourtant les besoins de la population ne sont pas satisfaits, alors que l’essentiel de l’eau usée rejoint la mer sans épuration, en particulier du fait des industries locales.
Il apparaissait indispensable de mettre en œuvre dans ce pays une stratégie nationale capable à la fois de satisfaire les besoins du pays, et de protéger son environnement.
C’est à ces enjeux que veut répondre le gouvernement libanais. En mars 2012 il avait approuvé une Stratégie nationale du secteur de l’eau, préparée depuis 2010. Il s’agit en particulier, dans ce plan, d’assurer l’accès à l’eau de la plupart des Libanais, puis d’épurer l’essentiel des eaux usées.
Cette mise à niveau environnementale et sociale doit mobiliser jusqu’à sept milliards d’US$ (5,1 mds€) provenant de différents bailleurs internationaux.
Un des points forts de cette stratégie c’est l’évaluation environnementale des mesures que le gouvernement mettra en œuvre.
Et celle-ci a été confiée au bureau d’études libanais Ecodit Liban, choisi à l’issue d’un appel d’offres international qui a mis en présence quatorze candidats.
« Leurs consultants remettront un premier projet d’évaluation avant juin 2014, et auront trois mois pour accomplir ce travail. Ce sera un premier cadrage de la stratégie du secteur de l’eau dont tous les acteurs attendent beaucoup » souligne Lina Tode, qui a piloté la démarche pour le Plan Bleu, dans le cadre du projet ReGoKo (il s’agit d’un projet régional méditerranéen de « gouvernance et développement des connaissances »).
Pollueur payeur
Lina Tode accompagne le projet pour le Plan Bleu pour la Méditerranée (photo XDR)
Le Liban est d’ailleurs actuellement le seul, parmi les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, qui ait rendu obligatoire l’évaluation environnementale de ses politiques.
« C’est une première et, évidemment, développer cette façon de faire est un enjeu pour toute la région» reprend Lina Tode.
Actuellement deux tiers des ménages libanais sont raccordés à un réseau de traitement des eaux usées, mais c’est l’épuration elle-même qui fait défaut.
L’épuration n’est plus ou moins assurée que dans les zones urbaines, par onze usines de traitement.
Le Liban va mettre en pratique le principe du « pollueur payeur » pour financer à terme sa politique de l’eau.
La Stratégie du secteur de l’eau présente une feuille de route pour améliorer l’accès à l’eau, son efficience et sa restitution au milieu.
Cette politique comporte douze initiatives. Sept consistent à créer de nouvelles infrastructures, les cinq autres à gérer au mieux la ressource, son offre, sa demande, et son retour à la nature.
Michel Neumuller
Econostrum, le 05/03/2014
lundi 2 septembre 2013
Iles habibas à Oran : une aire marine à protéger
Naima Benouaret a interviewé Ali Halimi, président de l'Association nationale de protection de l'environnement et la lutte contre la pollution. Il s'exprime ici sur la nécessité de mettre en place des mécanismes institutionnels forts pour protéger les zones naturelles en Algérie.
El Watan, le 15.08.13.
El Watan, le 15.08.13.
Le dossier porte sur des subventions et l'accompagnement nécessaires à l'élaboration d'une charte de la pêche durable et d'un guide de bonnes pratiques. A ce travail, dont le but est de s'aligner sur les standards internationaux, seront associés les professionnels de la pêche.
Bonne nouvelle pour les gestionnaires de l'Aire marine protégée (AMP) des îles Habibas, au nord-ouest d'Oran : le dossier relatif à un important projet soumis au MedPAN, réseau regroupant des organismes de gestion des AMP de tout le Bassin méditerranéen, vient d'être accepté, a annoncé Ali Halimi, président de l'Association nationale de protection de l'environnement et la lutte contre la pollution (ANPEP). Le dossier, explique la même source, porte sur des subventions et l'accompagnement nécessaires à l'élaboration d'une charte de la pêche durable et d'un guide de bonnes pratiques.
A ce travail dont le but est d'aligner sur les standards internationaux les normes de gestion de cette grande réserve naturelle seront associés les professionnels de la pêche. Sur un total de 45 dossiers émanant de plusieurs pays d'Europe et d'Afrique, le réseau MedPAN a ainsi donné son feu vert à seulement trois d'entre eux, à savoir l'Algérie, la Croatie et l'Espagne. Si les gestionnaires croates cherchent à doter l'AMP du Parc naturel d'un système d'information géographique en vue de faciliter l'analyse et le suivi des processus naturels marins, les Espagnols cherchent eux à renforcer les moyens de lutte contre la pêche illicite dont est victime l'AMP de l'Andalousie, précise M. Halimi.
S'agissant du financement des trois projets, ils sera mobilisé par deux fondations européennes ainsi que le Fonds français pour l'environnement mondial, leur objectif étant d'améliorer l'expertise des AMP et encourager les gestionnaires des AMP de l'ensemble méditerranéen à partager leurs pratiques respectives, indique le président de l'ANPEP.
Aujourd'hui, nous observons de par le monde une prise de conscience réelle sur le rôle important des AMP. Car elles représentent des outils efficaces qui offrent une protection durable, permettent la restauration et assurent l'utilisation prudente de ce legs naturel. L'AMP des îles Habibas, la première qui fut créée dans notre pays, doit servir de locomotive en matière d'expertise de gestion. Et notre source de renchérir :"La région Est recèle plusieurs zones marines qui doivent être protégées, notamment à Annaba, Jijel, Béjaïa, Skikda, El Kala et Chetaïbi. Nombre de ces zones abritent des communautés coralligènes exceptionnelles et plusieurs espèces menacées répertoriées dans la Convention de Barcelone. Nous sommes en train de préparer des dossiers et soumettre nos propositions à Gemalit, un groupe de spécialistes œuvrant pour la protection des aires marines ainsi qu'au Commissariat national du littoral et la Fédération algérienne de pêche qui fait un travail remarquable en se mobilisant dans la lutte contre la surpêche et la pêche illicite".
Pour notre interlocuteur, il est grand temps d'agir pour mettre un terme aux graves atteintes à la biodiversité et à l'écosystème. Les conséquences qui en découlent sont désastreuses sur l'humain et la nature. Les agressions environnementales dans notre pays se multiplient à un rythme inouï considérant la hausse du trafic maritime, la pollution industrielle, la surpêche, l'expansion urbaine le long des côtes, exposant à un danger certain plusieurs zones d'importance écologiques, déplore M. Halimi. Et d'ajouter : "L'Algérie, qui a ratifié la Convention sur la diversité biologique doit s'impliquer davantage dans la protection de l'espace marin et faire en sorte que la conservation de la biodiversité marine soit l'une des priorités politiques, économiques et sociales".
A ses yeux, beaucoup reste à faire, surtout en matière institutionnelle, car les textes existants souffrent encore de tant de lacunes et ne peuvent par conséquent permettre la création de plus d'AMP, c'est-à-dire garantir une conservation efficace des espaces marins. Une mise à niveau du cadre juridique est à ce titre plus que nécessaire. "Nous estimons, par exemple, peu logique que la création et la gestion d'aires protégées en ce qui concerne les parcs nationaux côtiers soit du ressort de la Direction générale des forêts (DGF) et que le Commissariat national du littoral (CNL), sous tutelle du ministère de l'Environnement, soit, en revanche, limité à surveiller la gestion des aires marines et côtières".
Une caravane éco-touristique algérienne ambitieuse boudée par les sponsors privés
Organisée par l'association Explorer, la "Caravane vers l'est" qui s'ébranlera sur les routes algériennes à partir du 20 août avec une vingtaine de personnes à son bord se veut une expédition éco-touristique. Les idées foisonnent mais les sponsors ne suivent pas.
Le projet est ambitieux.
Partir à la conquête de l'Est algérien avec l'environnement et la nature pour horizon. A travers Béjaïa, Jijel, El Kala, Sétif et Tikjda, la "Caravane" composée d'une vingtaine de membres (organisateurs, journalistes et invités d'honneur), animera des ateliers, des randonnées et des rencontres-débats. "L'objectif est double", explique Nabil Abboud, président de l'association Explorer créée en 2007 à l'initiative d'étudiants de l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène d'Alger (USTHB). "D'une part, faire connaître notre organisation présente dans onze wilayas qui vient de recevoir son agrément et d'autre part, rencontrer les autorités locales pour leur présenter nos actions et établir des partenariats".
Pour mener un tel combat, l'association Explorer compte surtout sur ses forces internes. L'ensemble des membres, au nombre d'une cinquantaine dont la moitié sont membres fondateurs, s'activent depuis la fin juin pour préparer ce convoi atypique. Pendant la "Caravane vers l'est" prévue du 20 août au 5 septembre, huit d'entre eux assumeront le rôle d'organisateurs, deux seront chargés de la coordination, trois du planning et deux de la restauration. "Cette année, nous aurons un cuisinier avec nous", précise Meriem Djouhri qui fera partie de l'équipe restauration pour la seconde année consécutive. "La Caravane 2012 composée de 21 participants a été un peu difficile à gérer car nous n'avions aucune expérience dans le domaine de la restauration collective mais maintenant nous sommes mieux préparés".
Absence de sponsors privés
Du côté des ressources externes, en revanche, le renfort manque cruellement. "Nous avons envoyé notre dossier de sponsoring à une vingtaine d'entreprises privées mais pour l'instant nous n'avons reçu aucune réponse positive", confie Samy Mohammedi Bouzina, responsable du sponsoring. Faute d'apports financiers extérieurs pour boucler le budget estimé à un million de dinars, les organisateurs ont dû revoir leurs ambitions à la baisse. "On va sûrement annuler les projections sur les places des villes traversées ainsi que les formations auprès des associations locales que nous avions programmé de prendre en charge", déplore le président Nabil Abboud. Le nombre de participants a par ailleurs été restreint à une vingtaine au lieu de cinquante prévus initialement. Leurs cotisations permettront de payer les frais de nourriture, d'hébergement et de transports.
Soutien de la Direction générale des forêts
Si le privé n'a pas répondu à l'appel, le public à travers la Direction générale des forêts (DGF), soutient, elle, l'initiative de l'association. L'organisme dépendant du Ministère de l'agriculture et du développement rural a mobilisé ses directions régionales pour accompagner la Caravane lors de son passage. "A Jijel, l'hébergement de toute la Caravane est pris en charge par la DGF", indique Nabil Abboud. "A Tikjda, la DGF encadrera le bivouac ainsi que la randonnée et l'exposition".
Échaudé par le manque de réactivité des entreprises privées, l'association Explorer est en train de revoir sa stratégie de financements. "L'association avait décidé de ne pas prendre de subventions étatiques pour rester dans le cadre de l'organisation non gouvernementale (ONG) mais, suite à cette expérience, on va peut-être revoir notre jugement", reconnaît Nabil Abboud qui ne manque pas de rappeler que les actions d' Explorer ne se limitent pas à la "Caravane vers l'Est". L'association a mis en place un programme d'éducation environnementale à destination des écoles et prépare un festival d'écologie urbaine qui se déroulera au mois de février à la Casbah. Mais pour l'instant toute l'équipe d'Explorer se mobilise pour la Caravane. "On partira avec des flyers, des casquettes, des tee-shirts et surtout notre bonne volonté", conclut le jeune président de l'association.
Nejma Rondeleux, à propos de la difficile mise en route d'un projet éco-touristique.
Maghreb émergent, le 06.08.13.
Le projet est ambitieux.
Partir à la conquête de l'Est algérien avec l'environnement et la nature pour horizon. A travers Béjaïa, Jijel, El Kala, Sétif et Tikjda, la "Caravane" composée d'une vingtaine de membres (organisateurs, journalistes et invités d'honneur), animera des ateliers, des randonnées et des rencontres-débats. "L'objectif est double", explique Nabil Abboud, président de l'association Explorer créée en 2007 à l'initiative d'étudiants de l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène d'Alger (USTHB). "D'une part, faire connaître notre organisation présente dans onze wilayas qui vient de recevoir son agrément et d'autre part, rencontrer les autorités locales pour leur présenter nos actions et établir des partenariats".
Pour mener un tel combat, l'association Explorer compte surtout sur ses forces internes. L'ensemble des membres, au nombre d'une cinquantaine dont la moitié sont membres fondateurs, s'activent depuis la fin juin pour préparer ce convoi atypique. Pendant la "Caravane vers l'est" prévue du 20 août au 5 septembre, huit d'entre eux assumeront le rôle d'organisateurs, deux seront chargés de la coordination, trois du planning et deux de la restauration. "Cette année, nous aurons un cuisinier avec nous", précise Meriem Djouhri qui fera partie de l'équipe restauration pour la seconde année consécutive. "La Caravane 2012 composée de 21 participants a été un peu difficile à gérer car nous n'avions aucune expérience dans le domaine de la restauration collective mais maintenant nous sommes mieux préparés".
Absence de sponsors privés
Du côté des ressources externes, en revanche, le renfort manque cruellement. "Nous avons envoyé notre dossier de sponsoring à une vingtaine d'entreprises privées mais pour l'instant nous n'avons reçu aucune réponse positive", confie Samy Mohammedi Bouzina, responsable du sponsoring. Faute d'apports financiers extérieurs pour boucler le budget estimé à un million de dinars, les organisateurs ont dû revoir leurs ambitions à la baisse. "On va sûrement annuler les projections sur les places des villes traversées ainsi que les formations auprès des associations locales que nous avions programmé de prendre en charge", déplore le président Nabil Abboud. Le nombre de participants a par ailleurs été restreint à une vingtaine au lieu de cinquante prévus initialement. Leurs cotisations permettront de payer les frais de nourriture, d'hébergement et de transports.
Soutien de la Direction générale des forêts
Si le privé n'a pas répondu à l'appel, le public à travers la Direction générale des forêts (DGF), soutient, elle, l'initiative de l'association. L'organisme dépendant du Ministère de l'agriculture et du développement rural a mobilisé ses directions régionales pour accompagner la Caravane lors de son passage. "A Jijel, l'hébergement de toute la Caravane est pris en charge par la DGF", indique Nabil Abboud. "A Tikjda, la DGF encadrera le bivouac ainsi que la randonnée et l'exposition".
Échaudé par le manque de réactivité des entreprises privées, l'association Explorer est en train de revoir sa stratégie de financements. "L'association avait décidé de ne pas prendre de subventions étatiques pour rester dans le cadre de l'organisation non gouvernementale (ONG) mais, suite à cette expérience, on va peut-être revoir notre jugement", reconnaît Nabil Abboud qui ne manque pas de rappeler que les actions d' Explorer ne se limitent pas à la "Caravane vers l'Est". L'association a mis en place un programme d'éducation environnementale à destination des écoles et prépare un festival d'écologie urbaine qui se déroulera au mois de février à la Casbah. Mais pour l'instant toute l'équipe d'Explorer se mobilise pour la Caravane. "On partira avec des flyers, des casquettes, des tee-shirts et surtout notre bonne volonté", conclut le jeune président de l'association.
Nejma Rondeleux, à propos de la difficile mise en route d'un projet éco-touristique.
Maghreb émergent, le 06.08.13.
A Béjaia, une forêt est sauvée in-extremis d’un massacre au béton
Le pouvoir politique a plié devant la pression de la rue. Il vient, en effet, de céder devant la forte mobilisation de la population de la ville de Béjaïa, qui s'est fermement opposée à l'attribution d'un espace vert, de plus d'un hectare, à un promoteur dans le tourisme.
Les autorités de wilaya, à leur tête le wali de Béjaïa, Hammou Ahmed Touhami, viennent de renoncer à un projet d'hôtel qui allait être érigé au niveau du boulevard Amirouche, en plein de centre de Béjaia, sur un espace boisé, situé non loin du théâtre régional de la même ville. Si la banderole de plusieurs mètres déployée sur les lieux depuis plusieurs jours comme pour dissuader ceux qui seraient tentés de revenir à la charge, l'annonce de l'attribution de cette forêt, un véritable poumon dans la vieille cité, a pris une ampleur de scandale et mobilisé une grande partie de la population. Une mobilisation qui a été payante puisque le wali de Béjaïa a préféré annoncer rapidement l'annulation du projet qui, selon les protestataires, violait les règles d'urbanisme. Le projet prévoyait la construction d'un hôtel alors que les centaines d'arbres centenaires pour la plupart, qui forment le tissus végétal du site, servent à stopper un glissement de terrain et donnent ce cachet particulier à l'une des plus anciennes villes méditerranéennes.
Mobilisation citoyenne
Jamais de mémoire de Béjaouis, une cause n'a autant mobilisé la population. Les premières actions de rue, initiées par les habitants du boulevard Amirouche et relayées par les réseaux sociaux, ont eu raison des velléités de la "mafia du foncier", qui convoitait cet espace vert. "Après avoir amputé le parc d'attraction, la zone humide de Mezzaïa, de plusieurs hectares pour y ériger une coopérative immobilière, des sièges d'institutions publiques et accordés des permis de construire tous azimuts à des promoteurs immobiliers indélicats y compris sur des terrains forestiers, ils viennent à présent s'emparer d'un espace aussi vital que cette forêt du Boulevard Amirouche", peste un des animateurs du mouvement de protestation.
Medias et réseaux sociaux en renfort
Approuvé dans la plus grande discrétion par les autorités locales, ce véritable massacre écologique n'aurait pu être évité sans la vigilance de certains cadres de la wilaya hostiles au projet et qui ont ébruité l'affaire via les médias et réseaux sociaux. Des informations détaillées sur le bénéficiaire du terrain - un promoteur d'une wilaya limitrophe - et des détails sur le projets étalés sur la place publique ont suffi à donner naissance à un mouvement de protestation qui voyait ses rangs grossir au fil des jours. Dans leur missive interpellant le wali, les citoyens de Béjaïa ont rappelé que le terrain, objet de la concession "abrite des arbres centenaires que ni le colonialisme, ni les intempéries ni même le temps qui passe n'ont pu arracher ; véritables poumons et imparables stop pollution, ajoutons à cela le rôle stabilisateur contre la menace perpétuelle d'un glissement de terrain.". L'ampleur du mouvement de contestation et le formidable élan de solidarité né autour de la protection de ce patrimoine naturel n'ont pas échappé au pouvoir politique local. Le projet a été annulé. Une belle victoire de la mobilisation citoyenne.
Nabil Zenache, à propos de la mobilisation citoyenne à Bejaïa contre la destruction du poumon vert de la ville.
Maghreb émergent, le 07.08.13
Le réseau algérien des femmes en économie verte veut prendre de l'envergure
Nejma Rondeleux, à propos du développement du réseau algérien des femmes en économie verte.
Maghreb émergent, le 19.05.13
Femmes en économie verte. Le pari est difficile. Le réseau algérien des femmes en économie verte veut relever le défi, et permettre à des femmes d'investir ce créneau.
Depuis sa création en novembre 2012, dans le cadre du programme allemand GIZ-DEVED, « Développement économique durable », le réseau algérien des femmes en économie verte (RAFEV), a mis en place plusieurs outils et actions. Sa présidente, Karima Bergheul, souhaite à présent l'ouvrir plus grand nombre. « Rafev est ouvert à toutes les femmes opérant dans le domaine de l'écologie et de l'économie verte », dit-elle, en guise d'appel. Le réseaus « vise à regrouper toutes les parties prenantes, des chercheurs aux praticiens, en passant par les universitaires, les associations et les institutions publiques, telles que l'ANDPME, les agences de promotion de l'investissement, les pépinières d'entreprises, etc. », poursuit cette chercheuse au Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) de Bouzaréah. Le réseau offre ainsi à ses adhérentes, femmes actives dans le domaine de l'entreprise ou de l'agriculture, des conseils et un accompagnement dans leurs projets.
Le réseau est né en novembre 2012, à la suite d'une conférence organisée à Alger par le programme GIZ-DEVED sur le thème «Employabilité et entrepreneuriat pour les jeunes et les femmes dans l'économie verte en Algérie ». Il une cinquantaine de membres actifs, entre autres, dans le recyclage des déchets, les industries propres et l'agriculture verte. « Rafev rassemble, par exemple, la fondatrice de l'entreprise de recyclage Plasticycle, une chef d'entreprise spécialisée dans les matériaux de construction écologique, ainsi qu'une porteuse de projet qui envisage de créer en Kabylie une entreprise de récupération de grignon d'olives pour produire de l'énergie biomasse », détaille Karima Bergheul.
Une plateforme d'échanges et de conseils
Rafev n'a toutefois entrepris qu'une seule action à destination du grand public. Le 25 avril dernier, le réseau a tenu son premier forum autour de l'entrepreneuriat et de l'employabilité des femmes dans l'économie verte en Algérie. Organisé sous le patronage de la Secrétaire d'Etat chargée de l'environnement, Dalila Boudjemaa, avec l'appui technique du programme GIZ-DEVED, en collaboration avec le Ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'Investissement (MIPMEPI), cette rencontre avait pour principal objectif de regrouper les acteurs et institutions concernés par le développement économique durable pour une meilleure collaboration intersectorielle et un réseautage.
Grâce à la mise en ligne d'une plateforme web Rafev, le réseau dispose d'un outil de sensibilisation et de communication permanent au-delà des rencontres physiques. « Cette plateforme répond à un besoin d'échange et de dialogue entre les PME et les différentes parties prenantes de l'entrepreneuriat durable en Algérie », explique Karima Bergheul. Conçu comme un dispositif d'appui, le blog présente les différents programmes d'aides existants pour les porteurs de projets dans le domaine de l'économie verte et propose, à travers la mise en ligne de guides, certaines réponses aux difficultés et problèmes rencontrés par ses membres.
Suite au premier forum de Rafev, le réseau s'est doté d'un plan d'action. « Nos différentes réunions, nous ont permis d'établir une feuille de route portant sur l'identification des secteurs porteurs et des métiers verts, des acteurs et partenaires potentiels, ainsi que des difficultés et contraintes susceptibles d'être rencontrées par nos membres », déclare la présidente du réseau, qui prévoit d'organiser prochainement des rencontres un peu partout dans le pays afin d'attirer encore plus de femmes dans l'économie verte. « On souhaite construire un réseau d'adhérents motivés dans toutes les wilayas », précise-t-elle.
Depuis sa création en novembre 2012, dans le cadre du programme allemand GIZ-DEVED, « Développement économique durable », le réseau algérien des femmes en économie verte (RAFEV), a mis en place plusieurs outils et actions. Sa présidente, Karima Bergheul, souhaite à présent l'ouvrir plus grand nombre. « Rafev est ouvert à toutes les femmes opérant dans le domaine de l'écologie et de l'économie verte », dit-elle, en guise d'appel. Le réseaus « vise à regrouper toutes les parties prenantes, des chercheurs aux praticiens, en passant par les universitaires, les associations et les institutions publiques, telles que l'ANDPME, les agences de promotion de l'investissement, les pépinières d'entreprises, etc. », poursuit cette chercheuse au Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) de Bouzaréah. Le réseau offre ainsi à ses adhérentes, femmes actives dans le domaine de l'entreprise ou de l'agriculture, des conseils et un accompagnement dans leurs projets.
Le réseau est né en novembre 2012, à la suite d'une conférence organisée à Alger par le programme GIZ-DEVED sur le thème «Employabilité et entrepreneuriat pour les jeunes et les femmes dans l'économie verte en Algérie ». Il une cinquantaine de membres actifs, entre autres, dans le recyclage des déchets, les industries propres et l'agriculture verte. « Rafev rassemble, par exemple, la fondatrice de l'entreprise de recyclage Plasticycle, une chef d'entreprise spécialisée dans les matériaux de construction écologique, ainsi qu'une porteuse de projet qui envisage de créer en Kabylie une entreprise de récupération de grignon d'olives pour produire de l'énergie biomasse », détaille Karima Bergheul.
Une plateforme d'échanges et de conseils
Rafev n'a toutefois entrepris qu'une seule action à destination du grand public. Le 25 avril dernier, le réseau a tenu son premier forum autour de l'entrepreneuriat et de l'employabilité des femmes dans l'économie verte en Algérie. Organisé sous le patronage de la Secrétaire d'Etat chargée de l'environnement, Dalila Boudjemaa, avec l'appui technique du programme GIZ-DEVED, en collaboration avec le Ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'Investissement (MIPMEPI), cette rencontre avait pour principal objectif de regrouper les acteurs et institutions concernés par le développement économique durable pour une meilleure collaboration intersectorielle et un réseautage.
Grâce à la mise en ligne d'une plateforme web Rafev, le réseau dispose d'un outil de sensibilisation et de communication permanent au-delà des rencontres physiques. « Cette plateforme répond à un besoin d'échange et de dialogue entre les PME et les différentes parties prenantes de l'entrepreneuriat durable en Algérie », explique Karima Bergheul. Conçu comme un dispositif d'appui, le blog présente les différents programmes d'aides existants pour les porteurs de projets dans le domaine de l'économie verte et propose, à travers la mise en ligne de guides, certaines réponses aux difficultés et problèmes rencontrés par ses membres.
Suite au premier forum de Rafev, le réseau s'est doté d'un plan d'action. « Nos différentes réunions, nous ont permis d'établir une feuille de route portant sur l'identification des secteurs porteurs et des métiers verts, des acteurs et partenaires potentiels, ainsi que des difficultés et contraintes susceptibles d'être rencontrées par nos membres », déclare la présidente du réseau, qui prévoit d'organiser prochainement des rencontres un peu partout dans le pays afin d'attirer encore plus de femmes dans l'économie verte. « On souhaite construire un réseau d'adhérents motivés dans toutes les wilayas », précise-t-elle.
jeudi 27 juin 2013
La coopération allemande privilégie le développement durable au Maroc
Anne-Sophie Martin, à propos des actions menées par la GIZ au Maroc.
La Vie éco, le 21.06.13.
Les prochaines négociations pour les années 2016-2017 se tiendront en 2014. Peut-être une occasion pour élargir le champ de la coopération.
--
EcoMed 21
- 5, rue des Immeubles industriels - 75011 Paris
tel/fax : +33 1 44 67 71 67
www.ecomed21.org - contact.ecomed21@gmail.com
La Vie éco, le 21.06.13.
Plus important projet du portefeuille de la GIZ, le volet "Environnement et Climat" mobilise 40 millions d'euros. Appui à la mise en place d'un cadre législatif, ateliers de sensibilisation ou de formation, collaboration pour l'élaboration de stratégies sont le quotidien des conseillers de la GIZ.
Loin des agendas politiques, l'Allemagne et le Maroc entretiennent des relations étroites, et ce, depuis des décennies, dans les domaines de l'environnement et du développement durable. La coopération technique allemande, la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), rattachée au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ), a même fait du Maroc un pays prioritaire pour sa mission dans la région méditerranéenne. Les montants alloués au Maroc sont loin d'avoir diminué. «Les fonds ont fortement progressé ces dernières années avec la participation d'autres ministères fédéraux aux budgets de la GIZ ou de la KFW», explique Philippe Simonis, conseiller technique principal du Programme de gestion et protection de l'environnement (PGPE). C'est depuis 1975 que la GIZ appuie le Maroc.
Ne figurant plus sur la liste des Pays les moins avancés (PMA), le Royaume ne bénéficie plus de dons, mais il profite néanmoins de l'assistance technique prodiguée par la GIZ et de l'assistance financière de la part de la banque Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), également rattachée au ministère fédéral BMZ.
Négociés tous les deux ans, les accords bilatéraux de coopération entre l'Allemagne et le Maroc fixent les budgets et les détails des projets pour les années à venir. Pour le Maroc, les dernières négociations en date remontent à 2012 et concernent donc les années 2014-2015.
Les trois pôles prioritaires appuyés au Maroc jusqu'en 2017 demeurent les mêmes. Ils concernent tous le développement durable : l'environnement et le climat, y compris les énergies renouvelables ; les ressources en eau ; et le développement économique et durable.
Le pôle «Ressources en eau», à travers le programme «Appui à la gestion intégrée des ressources en eau» (AGIRE) de la GIZ et le financement par la KfW d'infrastructures pour l'ONEE, représente un pan non négligeable de l'action allemande au Maroc. AGIRE, auquel contribue l'Allemagne avec 12 millions d'euros, doit s'achever en 2018.
Le volet «Développement économique et durable» comprend quant à lui l'appui (GIZ) aux très petites, petites et moyennes entreprises, et le soutien financier à la microfinance de la part de la KfW. Le pôle «Environnement et climat» est probablement le plus important du portefeuille de la coopération, qu'elle soit technique ou financière, de l'Allemagne. Il «comprend en tout et pour tout une vingtaine de projets, entre la GIZ et la KfW», explique Philippe Simonis.
Une vingtaine de projets dans le programme «Environnement et climat»
La KfW contribue au financement de ces projets à hauteur d'un milliard d'euros. On peut citer, entre autres, une partie de la future centrale solaire d'Ouarzazate, le plan éolien, des centrales hydrauliques ou encore le futur Centre national d'élimination des déchets spéciaux (CNEDS). La construction de ce dernier, situé près de Béni Mellal, devrait commencer dès 2014. Les études d'impact sont en cours.
La GIZ appuie, quant à elle, l'implémentation de 4 projets majeurs, pour un budget total de près de 40 millions d'euros. Au premier rang figure le Programme de gestion et de protection de l'environnement (PGPE) décliné en 5 composantes. La première, «Conseil en politique de l'environnement et du climat», accompagne le Maroc dans la mise en place d'un cadre législatif, réglementaire et stratégique efficace. La deuxième, «Formation environnementale», intervient aussi bien dans la formation des cadres des collectivités locales que dans l'établissement d'une stratégie nationale pour les métiers de l'environnement. La troisième, «Gestion intégrée des déchets industriels et dangereux», participe à la mise en place d'un cadre législatif complet et d'outils d'accompagnement. Dès l'approbation du décret relatif à la gestion des déchets industriels et dangereux, un système informatique (SIDID), dont la version pilote est déjà opérationnelle, pourra être généralisé pour suivre tous ces déchets au Maroc.
Quatrième composante du PGPE, la «Gestion de l'environnement industriel», basée à Mohammédia, sensibilise les industriels de toutes tailles à leurs obligations. Enfin, la «Gestion de l'environnement communal-Région Nord», projet monté à Tanger pour appuyer la mise en place d'une gestion intégrée des déchets ménagers, est réalisé en étroite collaboration avec les autorités locales. Un terrain a d'ores et déjà été trouvé pour que cette ville dispose enfin d'une décharge contrôlée.
Signalons également le programme «Promotion des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique» (PEREN), basé à l'ADEREE, et qui accompagne cette dernière dans la promotion de la biomasse ou encore de l'efficacité énergétique dans le bâtiment. Derniers nés, l'Appui au plan solaire marocain (APSM), basé à la MASEN, et l'ACCN : biodiversité et adaptation au changement climatique, qui concerne les régions Souss-Massa-Draa et l'Oriental, sont venus s'ajouter en 2012 à la palette d'actions de la coopération allemande.
EcoMed 21
- 5, rue des Immeubles industriels - 75011 Paris
tel/fax : +33 1 44 67 71 67
www.ecomed21.org - contact.ecomed21@gmail.com
vendredi 7 juin 2013
Benyounès plaide pour l’exploitation du gaz de schiste
D.R., à propos d'une déclaration controversée du ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville.
El Watan, le 06.06.13
"La polémique suscitée par l'exploitation du gaz de schiste est un faux débat", a déclaré hier Amara Benyounès, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement.
Le ministre a plaidé pour l'exploitation du gaz de schiste tout en rassurant les Algériens sur son impact sur l'environnement. "C'est démontré que l'atteinte à l'environnement est vraiment nulle", atteste M. Benyounès.
El Watan, le 06.06.13
"La polémique suscitée par l'exploitation du gaz de schiste est un faux débat", a déclaré hier Amara Benyounès, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et de la Ville, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement.
Le ministre a plaidé pour l'exploitation du gaz de schiste tout en rassurant les Algériens sur son impact sur l'environnement. "C'est démontré que l'atteinte à l'environnement est vraiment nulle", atteste M. Benyounès.
Au sujet des sacs en plastique qui transforment en un tableau hideux nos villes et nos campagnes, le ministre a affirmé qu'un projet d'interdiction de leur commercialisation sera proposé prochainement au gouvernement.
lundi 13 mai 2013
Université en quête d’un label "vert"
Rachid Tarik, à propos du projet d'intégration de la thématique de développement durable dans l'enseignement supérieur
Le Matin, le 12.05.13
Un projet initié en partenariat avec le Bureau méditerranéen pour la culture, l'environnement et le développement durable.
À l'horizon 2050, les énergies renouvelables représenteraient quelque 30% des métiers verts, selon des études prospectives.
«L'économie verte signifie une gestion rationnelle des ressources naturelles, une faible émission de carbone et une forte inclusion de l'élément humain dans le processus de production. À l'échelle nationale, toutes les stratégies sectorielles (tourisme, agriculture, industrie, etc.) sont dotées de composantes de développement durable», a indiqué Moncef Ziani, membre du Conseil économique, social et environnemental, lors
des rencontres du développement durable, organisées par l'Université Mohamed V - Souissi à Rabat sur le thème «Économie verte : quelles opportunités pour le développement durable au Maroc ?» Un cycle de rencontres mensuelles qui s'inscrivent dans le cadre du projet pour l'obtention du label «Université verte», «Green University», initié en partenariat avec le Bureau méditerranéen pour la culture, l'environnement et le développement durable (MIO-ECSDE, Mediterranean Information Office for Environment, Culture and Sustainable Development) en Grèce.
Le premier rendez-vous de ce cycle qui a débuté en février dernier a traité «le Maroc et le Sommet de Rio + 20», la rencontre du mois d'avril a débattu de l'économie «verte», le mois de mai sera réservé à l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Quant à la rencontre de juin, elle abordera la gestion rationnelle des déchets solides et liquides. Au mois de juillet, les participants à la rencontre discuteront de l'application des principes de l'«Université verte» à l'intérieur et à l'extérieur du campus universitaire. «Aujourd'hui, des opportunités s'offrent à l'université en matière de croissance verte, car il existe déjà des conventions entre les instituts de recherche et le secteur privé», a ajouté M. Ziani.
Ce dernier a souligné que l'économie nationale a déjà entamé une émigration vers les métiers verts. «Dans le passé, le métier vert se limitait à celui qui s'occupait de la protection de l'environnement comme par exemple l'agent chargé des stations d'épuration des eaux usées. Mais aujourd'hui, l'éventail des métiers verts s'élargit. Conduire le tramway fait aussi partie des métiers verts». Si certains saluent les progrès réalisés en matière de reconversion vers la croissance verte, il n'en demeure pas moins que d'autres restent sceptiques à ce nouveau mode de production. «L'économie verte est une forme de la crise du système capitaliste ou apporte-t-elle de nouvelles solutions ?», s'est interrogé Mohamed Ftouhi, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation et président du Club marocain pour l'environnement et le développement (CMED). Beaucoup d'interrogations persistent, mais cela n'empêche pas d'avancer des chiffres. À l'horizon 2050, les énergies renouvelables représenteraient quelque 30% des métiers verts, selon des études prospectives. L'université entame également sa mue. «Le projet "Université verte" est une initiative, qui vise l'intégration de la dimension environnement et le développement durable dans les activités de l'enseignement, de la recherche et de l'interaction avec la communauté à travers des forums consacrés à des questions précises comme l'économie verte, l'efficacité énergétique, la gestion rationnelle des déchets solides et liquides, les changements climatiques et l'éducation pour le développement durable. Notre projet vise également à faire du campus universitaire un "espace ami" pour l'environnement, l'utilisation des énergies renouvelables, le recyclage et la revalorisation des déchets, l'usage rationnel des eaux et puis l'expansion des espaces verts au sein du campus universitaire», a souligné M. Ftouhi.
Le projet vise également la promotion du partenariat avec des instances internes et externes œuvrant dans le même domaine comme notamment l'administration, la société civile et les média. «Le projet "Université verte" s'appuie également sur l'implication de l'ensemble des acteurs universitaires : étudiants (clubs de la citoyenneté environnementale), enseignants chercheurs et le staff administratif (enseignement, recherche, actions concrètes sur le terrain et puis dialogue avec la communauté sur des questions relatives au développement durable aux niveaux local, régional, national et international)», a conclu M. Ftouhi.
Patrimoine culturel
Établi en 1990 à Athènes, le Bureau méditerranéen pour la culture, l'environnement et le développement durable (MIO-ECSDE) est une Fédération d'organisations non gouvernementales (ONG) méditerranéennes pour l'environnement et le développement, agissant comme plateforme technique et politique pour l'intervention des ONG dans le pourtour méditerranéen. L'objectif principal du MIO-ECSDE est de protéger l'environnement naturel (biodiversité, forêts, côtes, ressources naturelles, climat) et le patrimoine culturel (monuments archéologiques, implantations traditionnelles, diversité culturelle, villes, etc.), ainsi que les domaines d'interaction entre les deux rives de la Méditerranée.
Repères
Le MIO-ECSDE entretient une gamme d'activités ciblées qui comprennent la mise en réseau, le renforcement des capacités des ONG, etc.
Dès ses débuts, le MIO-ECSDE a été à l'avant-garde des développements dans l'éducation environnementale et l'éducation pour le développement durable.
Le Plan national assainissement liquide (PNA), doté d'un investissement de 43 milliards de DH, prévoit de créer entre 2006 et 2020 quelque 20 000 emplois.
Inscription à :
Articles (Atom)